Holambe Comores  
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Paroles de femmes
   
Une femme mariée doit-elle obligatoirement adopter le nom de son mari ?
Par Sheherazade : 28 - 04 - 2008
 
En cas de mariage, certaines femmes adoptent le nom de leur mari. Ce n’est ni un changement de nom, ni une obligation.
   
   
La vie quotidienne des femmes voilées au village
Par Sheherazade : 18 - 04 - 2008
 
   
   
Par amour pour sa soeur
Par Sheherazade : 7 - 04 - 2008
 

Nous étions un groupe de femmes à nous rendre à Marseille pour un mariage. La conversation portait essentiellement sur le mariage. Tout à coup, une femme qui était pour moi le symbole de la femme comorienne moderne, nous a confié qu’elle avait été mariée à 10 ans à un homme de 65 ans. Elle nous a raconté l’horreur de sa nuit de noce, lorsque cet homme l’a retourné comme une crêpe pour la prendre violemment. Elle nous a dit ne pas avoir compris la liesse de sa famille, qui chantait et dansait au petit matin alors qu’elle soufrait atrocement ; et elle n’a rien compris à ce qui lui ai arrivé.

Des histoires comme celles-ci, il y en a des dizaines, voir même des centaines dans notre société. Ces femmes ont moins de quarante ans, ce n’est pas très vieux. Elles ont été jetée en pâture à des hommes qui n’avait rien en tête que leur désir de vierge. Ces vierges à peine sortie de l’enfance n’étaient pas préparées à ce qu’il allait leur arriver pendant leur nuit de noce. Des femmes sacrifiées sur l’autel de l’honneur familial et que notre société a oublié ou veut oublier. Mais elles existent et pire encore de telles pratiques sont encore de rigueur de nos jours ; même si les jeunes filles d’aujourd’hui sont plus informées que leur aînées ou leur parents.

En lisant l’histoire de Mwanabaraka, je me suis souvenue de ces témoignages. Je ressens profondément la douleur et l’incompréhension de cette jeune femme qui ne voulait rien d’autre, que faire plaisir à sa sœur, lui montrer qu’elle lui était reconnaissante en lui obéissant les yeux fermés.

Ce genre de témoignage peut déranger beaucoup d’entre vous, ce n’est pas du politiquement correcte. La règle est de taire ces choses, de faire comme si ces histoires n’existaient pas, comme si elles n’ont jamais existé. Mais quand bien même elles ne concerneraient qu’une seule femme, ce serait une de trop.

   
   
Carnet de route d’une âme en perdition !
 
J’ai le moral dans les chaussettes, je me sens plus bas que terre. J’ai erré dans l’appartement comme une âme en peine. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps jusqu’à me vider. Je suis seule, fragile et démunie. Je me sens inutile et sans raison d’être.
   
   
Ndola ya siri : mariage ou fiançailles ?
Par Sheherazade : 30 - 03 - 2008
 
Le « Ndola ya siri (mariage secret ou union secrète) est à l’origine un engagement devant Dieu d’une vie commune future.
   
   
Le mariage un moyen d’éviter les tentations extérieures
Par Sheherazade : 23 - 03 - 2008
 
Cette phrase sort d’une conversation avec un ami musulman pratiquant. Pour lui, si un homme éprouve du désir pour une femme et que c’est réciproque, ils doivent se marier avant d’avoir des relations sexuelles.
   
   
Femme comorienne = Femme cocue ?
Par Sheherazade : 2 - 03 - 2008
 
Autour de moi , les histoires de femmes se plaignant de l’infidélité de leurs maris (ou compagnons) se répètent et les défilés des hommes aux bras de leurs maitresses se multiplient ; C’est à se demander qui sont les femmes comoriennes non cocues ?
   
   
Doit-on obligatoirement porter une alliance lorsqu’on est marié ?
Par Sheherazade : 26 - 02 - 2008
 
   
   
Promise à un homme à 11 ans, elle divorce à 26 ans
Par Sheherazade : 23 - 08 - 2007
 
Mwana est une jeune franco-comorienne de 29 ans. Elle est assistante commerciale. Elle aime bien s’amuser, sortir, tout en respectant les coutumes comoriennes. Elle y tient, même si certaines lui paraissent contraignantes. Pour rien au monde, elle ne veut désobéir à ses parents même si leurs choix diffèrent du sien y compris sur sa vie, sur son futur mari.
   
   
Les conditions de la Femme aux Comores - Santé
Par Sheherazade : 1er - 07 - 2007
 
La dégradation des structures sanitaires publiques dont l’hôpital El-Marouf et le paiement des soins (actes médicaux, instruments et échantillons médicaux) ont entraîné une détérioration générale de la santé de la population. Et les femmes sont les plus touchées.
   
   
Les conditions de la Femme aux Comores - Les violences sur les femmes
Par Sheherazade : 16 - 06 - 2007
 
Les violences citées précédemment dans le cadre du mariage sont les mêmes types de violences dont sont victimes les femmes en général :
  • les maltraitances physiques
  • les maltraitances psychologiques et morales : insultes, humiliations, etc...
  • les viols : le viol n’est pas considéré comme un crime.
   
   
Les conditions de la Femme aux Comores - Le mariage
Par Sheherazade : 8 - 06 - 2007
 

Le mariage aux Comores est défini dans le code de la famille qui englobe également les droits de la femme.

Un nouveau code de la famille a été promulgué en 2005 mais il n’est pas encore appliqué : cela nécessite la formation des chefs religieux, de cadi et des magistrats à ce code de la famille et la formation des formateurs. Ci-dessous, sont exposées les conditions des mariages en vigueur actuellement et certaines améliorations apportées par ce nouveau code de la famille.

   
   
Les conditions de la Femme aux Comores - Le travail
Par Sheherazade : 25 - 05 - 2007
 
Selon le rapport national sur le développement humain édité en 2006, le taux de chômage au niveau national est de 14,3 % : 18,5% chez les femmes de contre 11,9% chez les hommes. Elle ajoute également que 30 % de la population en âge de travailler n’occupent pas un emploi salarié (les retraités, les rentiers, les élèves et étudiants, les femmes au foyer).
   
   
Les conditions de la Femme aux Comores - Instruction coranique
Par Sheherazade : 16 - 05 - 2007
 
Traditionnellement, les enfants sont d’abord envoyés à l’école coranique afin de parfaire leur éducation avant d’être inscrits dans une école française à un âge avancé (9 -10 ans). Depuis quelques années, l’écart d’inscription entre les deux écoles s’est réduit. Mais dans certaines régions, la tradition est tenace, mais il faut préciser que l’école coranique est plus accessible financièrement.
   
   
Les conditions de la Femme aux Comores - Instruction scolaire française
Par Sheherazade : 6 - 05 - 2007
 
Pour rappel, le dernier recensement général de la population réalisé en 2003, révèle que l’Union des Comores compte 575660 habitants [1] dont 50,4% de femmes et 49,6% d’hommes (sauf à Mohéli où les hommes sont plus nombreux (51,3%) que les femmes (48,7%) par le fait que l’île accueille beaucoup d’hommes venus des autre îles).
   
   
Quelle est ma place en tant que femme dans la communauté Comorienne ?
Par Sheherazade : 6 - 05 - 2007
 
Je suis française d’origine comorienne. Vivant en France, je suis soumise aux lois françaises et protégées par elles également. Voulant respecter mes origines, mes traditions, je me sens écartelée entre deux mondes. Si l’un m’octroie des libertés (majorité à 18 ans, droit d’expression, etc...), l’autre représenté par ma famille maternelle me les prive (pas de majorité, pas de liberté de mouvement, etc..).
   
   
Un oiseau en guise de cadeau
Par Faiza Soulé Youssouf : 30 - 03 - 2007
 
   
   
Une réalité qui fait pitié : les viols sexuels
 

L’auteure a tenu à travers son témoignage de faits réels, faire réagir l’opinion public, mobiliser les pouvoirs publics et la communauté internationale sur les viols aux Comores.

Aux Comores, les violeurs ne sont ni punis, ni bannis de la société. Ils sont libres de recommencer. Les victimes, quant à elles, sont considérées comme coupables ou traitées en tant que telles. En effet, elles deviennent une honte pour leur famille et sont mises au ban de la société.

Les faits décrits ci-dessous se déroulent à la Grande-Comore.

   
   
Nous, les femmes comoriennes, ne pouvons nous en prendre qu’à nous meme !
Par Biheri SAID SOILIHI : 12 - 03 - 2007
 

Un autre témoignage suite à l’article de Sheherazade « 8 mars, journée internationale de la femme » .

Biheri nous fait part d’une anecdote, souvenirs de collège.

   
   
Vous me dites que la femme comorienne est privilégiée ?
 
Suite à l’article de Sheherazade « 8 mars, journée internationale de la femme » , où l’auteure évoque les privilèges de la femme comorienne en terme d’héritage (terres, or, ect...), une de nos lecteurs nous a fait part de son opinion à ce sujet.
   
   
L’amour à la Comorienne (Suite)
Par Sheherazade : 18 - 02 - 2007
 
La problématique soulevée précédemment : comment peut-on épouser un homme que l’on ne connaît pas ?
   
   
L’amour à la comorienne
Par Sheherazade : 4 - 02 - 2007
 

Ou comment force t-on sa fille à épouser un homme sans amour au nom de l’honneur familial ?
Ou comment un homme peut-il épouser une femme sans amour, juste pour avoir une place honorable dans la société ?

Je me considère comme une jeune femme moderne de moins de 30 ans. J’ai fait des études universitaires et je débute une carrière passionnante et prometteuse. Je devrais me sentir libre, indépendante ; je devrais croquer la vie à pleines dents et envisager l’avenir avec beaucoup de sérénité.
Seulement voilà ; je suis comorienne et l’aînée de ma famille. Depuis ma naissance, mon destin est tout tracé : et ce destin c’est le grand mariage avec un homme de mon village et de mon rang.
Le « drame » pour ma famille est que je sois encore célibataire à mon âge : je n’ai ni mari ni enfants. Une erreur de « programmation ». Peu importe ce que je pourrais réaliser, cela ne comptera jamais à leurs yeux. Pour eux, le mariage comme but ultime, le mariage pour l’honneur de la famille, le mariage à tout prix et à n’importe quel prix, le mariage comme institution. Parce que j’ai plus de 18 ans et que je ne suis pas mariée, je suis considérée comme anormale. J’ai moins de 30 ans et à écouter mes compatriotes, j’ai largement dépassé l’âge où on peut espérer plaire aux hommes ; je ne suis plus de la première fraîcheur, périmée quoi.

Alors mes rêves, mes espoirs..... Et l’amour dans tout ça ? Oui l’amour, ce sentiment (la tendresse, la complicité, le respect, la fidélité.........) qui fait qu’un homme et une femme se retrouvent, s’entendent pour construire un avenir commun. Mais comment peut-on parler d’amour dans le mariage comorien lorsque tout ce qui compte dans le choix du partenaire sont les origines, les moyens financiers ?

   
   
Une femme admirable lutte contre l’illetrisme
Par Saida Ahamada : 15 - 05 - 2006
 
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Foto : Scanpix/AP Photo/Anjum Naveed

Au Pakistan, deux castes s’affrontent, les paysans contre les fermiers.

Un adolescent de 12 ans a été apeçu en compagnie d’une femme de 27 ans. Le tribunal du village condamne la soeur aînée issue de la caste inférieure à être violer en réparation de la faute de son jeune frère.

Malgré l’humiliation qu’a subie cette jeune femme courageuse et illettrée, elle va tout de même songer à la construction d’une école. Grâce à son amie et aux associations son rêve deviendra une réalité.

Selon Moukhtaran c’est par l’éducation que l’on peut faire cesser de telles pratiques.

   
   
Cri d’alarme
Par Anisa Msa : 16 - 04 - 2006
 
Briser le silence, oser parler de ces pratiques de viol, d’inceste et d’abus de toutes sortes aux Comores relève du courage. Anisa MSA a eu ce courage après avoir, des années durant, gardé au fond d’elle même des souvenirs atroces. Elle livre ici son témoignage, pour que les comoriens et comoriennes réalisent que d’autres personnes pourront encore en souffrir si ... nous ne faisons rien. Il ne s’agit pas d’un simple "cri d’alarme", c’est un appel au secours ! Au secours de ces enfants dont les sourires d’aujourd’hui risquent de disparaître complètement pour laisser place à d’éternels sanglots intérieurs.
   
   
La femme comorienne, l’incontournable creuset des générations à venir
Par Sitti-Chadia SOILIHI : 8 - 03 - 2006
 
Cette année encore, le 8 mars les Comores, à l’instar des autres pays du monde célébrerons la journée internationale de la femme.
   
   
Le bonheur de ma fille avant tout
Par Saida Ahamada : 26 - 02 - 2006
 

Le coeur a ses raisons que la raison n’explique pas. L’amour n’a pas de frontière.

Le mariage mixte a ses difficultés mais quand l’amour existe on peut tout surmonter.

Etrange, étranger : c’est un peu chacun de nous qui trouvons l’étranger étrange alors que nous considérons les vieilles connaissances plutôt rassurantes. Nous sommes tous nés quelque part, et de ce lieu, de cette famille dont nous sommes issus naît notre différence. Nos deux parents nous lèguent notre carte d’identité biologique, on ressemble un peu aux deux, parfois à d’autres membres de la famille. Mais c’est aussi toutes les personnes avec qui l’on vit, la région, le pays, la tribu qui nous aident à construire notre manière d’être, et notre comportement.

Peut-on parler de racisme ou peur de l’inconnu ? Le racisme ne serait-il pas insidieux.

   
   
La conscience de la vertu
Par Sheherazade : 11 - 01 - 2006
 

Depuis la nuit des temps, l’hymen est le symbole de la virginité des femmes.

De nos jours encore, sa présence revêt une importance capitale lors des noces dans certaines sociétés. Il est le symbole de la pureté et de l’innocence chez la mariée et le fondement de la fierté et de l’honneur pour le marié et sa belle-famille. La preuve de la virginité est définie par une douleur certaine ressentie par la femme et par la présence de traces de sang sur les draps lors des nuits de noces (ou des premiers rapports sexuels).

Contrairement à une croyance populaire, la présence ou non de l’hymen n’indique pas de façon incontestable que la femme ait déjà eu ou non des rapports sexuels.

   
   
Le partage des tâches ménagères dans le couple
Par Saida Ahamada : 31 - 05 - 2005
 
(JPEG)
repassage - photo : msam

Mme Saida Ahamada lance le débat sur le partage des tâches dans le couple. Elle a 29 ans, est mariée et est une mère heureuse de 3 enfants. dans la vie professionnelle elle est assistante d’éducation à Vitry et est aussi chargée de la mise en place d’ateliers informatiques pour les élèves. Elle a un DEUST Multimédia gestion et réalisation des réseaux de l’Université Paris 2.

   
   
Horreur, ma fille est avec un blanc !
Par Sheherazade : 13 - 04 - 2005
 
"Tsifude emwana hangu hahibwa ni mzungu"
La traduction littérale de la phrase en comorien est : « Pauvre de moi, ma fille a été volée par un Européen. » Cette phrase peut porter à confusion, n’est ce pas ? Et pourtant, c’est ce que ressent la famille de la jeune fille qui a choisi un fiancé non comorien. La famille ressent cet acte comme un deuil : pleurs, cris (nkodo mbanda ; ina lilahi wa inalilahi rwadjiwuna). Il ne faut pas oublier les appels téléphoniques et les allées et venues des gens pour la réconforter et accentuer l’atmosphère de drame ou même de tragédie (ndizo mngu yandzawo).
   
   
L’amour peut-il avoir une place dans la vie d’une jeune femme comorienne ?
Par Hachimia Hamada : 1er - 11 - 2004
 
Je suis une jeune femme comorienne. A travers ces lignes, je vais donner mon opinion sur des problèmes rencontrés lorsqu’une jeune femme comorienne tombe amoureuse et qu’elle doit, malgré elle, le cacher.
   
   
Mwanazidakani : la dérive du mythe
Par Sheherazade : 1er - 11 - 2004
 
Mwanazidakani caractérisait la jeune femme cloîtrée depuis sa plus tendre enfance et ne pouvait sortir qu’accompagnée et, de plus, après le coucher du soleil. Ce sort était généralement réservé aux filles aînées de bonne famille et généralement dans les villes dites de pouvoir (mdjiwayezi). Ainsi mwanazidakani était sensé être protégée des tentations, des médisances et des mauvais œils.
   
   
La femme comorienne = Être humain ou Bétail ?
Par Sheherazade : 11 - 10 - 2004
 

Au 21e siècle, nous nous posons encore cette question vu la façon dont nous sommes considérées.

Nous avons beau être mère ou future mère de famille, nous ne sommes pas moins considérées comme des personnes sans cervelle, juste bonne à mettre bas.

   
   
La Malgache, "MBOUCHI"
Par Lanylo : 13 - 08 - 2004
 
Je suis née à Madagascar dans le petit village de Marovoay, situé dans la banlieue périphérique de Mahajanga (autrefois Majunga)... Les miens et les gens de mon village m’appellent donc "MBOUCHI". Cela signifie beaucoup de chose...
   
   
Ma vie de jeune femme comorienne
Par Hadidja Toihir : 1er - 08 - 2004
 
Je m’appelle Hadidja, j’ai 19 ans et je vais vous raconter ce que je vis tous les jours au sein de ma famille, dans mon entourage comme dans la vie quotidienne.
   
   

 

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