Le mois de Shawwal est le dixième mois du calendrier musulman. Le premier jour correspond au jour de l’aid el-fitr. Durant ce mois, les musulmans sont appelés à jeûner six jours ; ce n’est pas une obligation mais une recommandation qui est très suivie aux Comores.
Ce jeûne est reconnu comme générateur d’un mérite immense pour ceux qui le pratiquent. Plusieurs hadiths le confirment. L’un deux rapporte les paroles suivants : « celui qui jeûne six jours après la rupture du jeûne du ramadan a complété l’année ; quiconque accomplit un bienfait le verra multiplié par dix » ; cela signifie que le jeûne du mois de Ramadan vaut 10 mois et le jeûne des 6 jours du mois de Shawwal vaut 60 jours (deux mois) ce qui revient à une année entière.
En somme, la récompense obtenue est équivalente à celle d’un jeûne effectuée toute l’année.
La pratique observée est de jeûner six jours de suite le lendemain de l’aid el-fitr :
- du 2ème jour au 7ème jour du mois pour ceux dont la fête d’aid el-fitr dure une journée
- ou du 4ème jour au 9ème jour pour ceux dont la fête d’aid el-fitr dure 3 jours.
Mais la succession des jours n’est pas une condition de validité du jeûne. En fait peu importe que le jeûne porte sur 6 jours successifs ou dispersés, l’essentiel est de parvenir au nombre de six avant la fin du mois de Shawwal.
Mais il est toutefois conseillé de s’empresser à le faire conformément aux propos de Dieu : « Empressez vous à la bienséance. Empressez vous à chercher le pardon de votre maître. »
Egalement, les musulmans en profitent pour rattraper les jours de jeûne obligatoires manqués [1] durant ces six jours ; Mais certains juristes jugent qu’il est préférable d’effectuer ces jeûnes séparément : les jeûnes manqués du mois de ramadan d’un coté et de l’autre les jeûnes des 6 jours pour récolter la récompense complète.
[1] Voir l’article Le Ramadan où sont données les raisons de la non pratique du jeûne du mois de ramadan