Le 4 novembre 1885 : Traité Said Ali et Léon Humblot
Avant de vous présenter les différents points de ce traité, nous commençons par les protagonistes Said Ali et Léon Humblot.
Prince Said Ali Ben Said Omar
Source : L’Ordre Royal des Comores Prince Sultan SAID ALI ben SAID OMAR
Said Ali est le père du prince Said Ibrahim et le grand père de Said Ali Kemal. Il était l’un des derniers sultans de la Grande Comore. Pendant la période des traités de protectorat, SAÏD Ali, alors, sultan, avait une grande influence sur les comoriens et particulièrement sur les affaires politiques.
Léon Humblot(1852-1914) : Botaniste français, envoyé en 1883 par le Muséum d’Histoire Naturelle de Paris pour étudier la flore et la faune des îles de l’océan indien. Il débarquera aux Comores en 1884. En 1885 il signera avec Saïd Ali un traité qui lui accordera toutes les terres comoriennes qu’il désire.
Le traité :
Situation avant la signature du traité
La vente de l’île Mayotte a permis le débarquement des colons dans les autres îles de l’archipel.
Ils sont venus d’abord sur l’île d’Anjouan puis sur la Grande Comore et enfin à Mohéli. Parmi ces colons, se trouvait le botaniste Léon Humblot qui est venu aux Comores en tant qu’explorateur.
A la Grande île (Grande-Comore), le Sultan Said Ali se sentant fragilisé fait appel à la protection française.
Signature du traité
La situation ambiante donnera lieu à la signature de ce traité : Said Ali sera sous la protection de la France afin de maintenir son pouvoir à la Grande Comore ; en échange, Léon Humblot héritera de toutes les terres qu’il désire.
D’où le nom de ce traité : « Traité SAÏD Ali et Léon Humblot.
Le 9 novembre 1989 : Référendum des réformes constitutionnelles.
Suite au coup d’État qui coûta la vie au révolutionnaire Ali Soilih, Ahmed Abdallah occupait le pouvoir depuis le 13 mai 1978. Il exerçait un pouvoir absolu. Il ajustait la constitution à sa convenance. En 1989, afin d’apaiser les tensions du peuple, Ahmed Abdallah jugea utile de changer la constitution.
Cette constitution fût votée par référendum le 9 novembre 1989. Trois semaines plus tard, dans la nuit du 27 novembre 1989, Ahmed Abdallah sera torturé et assassiné.
Le 10 novembre 1946 : Élection de Saïd Mohamed Cheikh (1904-1970) à l’assemblée nationale française
SAID MOHAMED CHEIKH
Source : MasiwaNet
S.M Cheikh par Mahamoud Ibrahim
La vie politique moderne Comorienne s’est réellement amorcée à partir de la mise en place des nouvelles institutions de 1945 à 1948. A chaque fois qu’une institution était mise en place par les colons, il fallait un responsable pour représenter les Comores. Seul Saïd Mohamed Cheikh, premier homme politique Comorien, était élu ou nommé pour les représenter.
Saïd Mohamed Cheikh est élu député dans le cadre de la circonscription de Madagascar (Madagascar et Comores) à l’Assemblée constituante française en 1945. Lorsque les Comores se détachent de Madagascar, il sera élu donc député à la première Assemblée de la IVème république française pour représenter les îles de la lune.
Le 12 novembre 1975 : Admission des Comores dans l’Organisation des Nations Unies.
Délégation comorienne à l’ONU
Source : Mwezinet
Les Comores entrent à l’ONU
Le 26 novembre 1989 : Assassinat d’Ahmed Abdallah(1919-1989)
AHMED ABDALLAH
Ahmed Abdallah est le Père de l’indépendance des Comores et le premier Président des Comores indépendant. Il sera renversé le 3 août 1975 par Bob Denard.
Ali Soilihi prendra sa place et sera également renversé le 29 mai 1978 ; lors de ce coup d’état, il sera assassiné.
Ahmed Abdallah revient au pouvoir et sera Président des Comores de 1978 jusqu’en 1989. Il sera encadré par une équipe de mercenaires sous le commandement de Bob Denard. Plus tard, après 11 ans de dictature, dans la nuit du 26 novembre 1989, Ahmed Abdalah et son son Garde du corps seront torturés et assassinés dans la résidence présidentielle en présence de trois mercenaires dans des circonstances qui demeurent encore mystérieuses.
NOVEMBRE 2006