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:: Calendrier Holambe Comores ::
Mois d’Octobre 2006   
 (par L’équipe Calendrier) : 4 - 10 - 2006
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Le 9 octobre : Journée mondiale de la poste

Le 10 octobre 1971 : Manifestations qui tournent à l’émeute à Moroni après le limogeage de Ali Mroudjae

Mroudjae a été l’un des rares responsables à avoir travaillé dans les quatre îles des Comores. Né à Moroni le 2 août 1939, il est descendant de la famille Saïd Ali Charif de Moroni (Saïd Ali Charif était père d’une grande famille de Moroni, notable et riche). On constate que dans cette famille de Charif Abdallah sont issus les grands politiciens de Moroni tels que Mouzaoir Abdallah, Dini Charif (ancien ministre des finances sous la présidence d’Ahmed Abdallah).

Ses études : Il fera d’abord, ses études primaires dans sa ville natale à Moroni. Ensuite il entamera ses études secondaires à l’Ecole Normale d’Instituteurs de Tananarive à Madagascar : il obtiendra un baccalauréat en sciences expérimentaires et son Certificat d’aptitude pédagogique . Il mènera ses études supérieures d’abord, à l’Université de Tunis en Tunisie puis, à l’école normale supérieure de Saint-Cloud en France.

Son activité dans l’administration et son combat politique : Son baccalauréat et son certificat d’aptitude pédagogique en poche, il il enseignera au collège de Moroni pendant une période très courte puisqu’il partira continuer ses études à Tunis et à Paris. Une fois ses études en France finies, Il rentrera au pays et deviendra inspecteur de l’enseignement primaire. Il sera ensuite nommé conseiller pédagogique d’abord, à Anjouan, puis à Mohéli et enfin à Mayotte.

Avant de s’engager dans la sphère pôlitique, il fut membre de l’association « Association de la Jeunesse Comorienne (A.J.C) ». En 1968, Il fonde avec Mouzaoir Abdallah et Abasse Djoussouf, le Rassemblement Démocratique du Peuple Comorien (R.D.P.C). Ce parti comptait dès sa création des intellectuels de première et de deuxième génération. A la suite du renversement du gouvernement de Said Ibrahim, quelques membres du parti RDPC dont Ali Mroudjae, rejoindreront le parti vert pour former le grand parti des Comores indépendant, l’UDZIMA dont l’objectif est l’indépendance du Pays. A la même année, Ali Mroudjae sera nommé directeur de cabinet du président Said Mohamed Djaffar , puis ministre de l’éducation et du tourisme lorsque Ahmed Abdallah fut chef du gouvernement. Après la proclamation de l’indépendance des Comores le 6 juillet 1975, Ahmed Abdallah le nomme ministre des affaires étrangères. Lorsque Ali Soilih renversa Ahmed Abdallah par un coup d’Etat du 3 août 1975, Ali Mroudjae sera arrêté plus tard et emprisonné pour être soupçonné d’avoir participer au coup d’Etat.

Sous la présidence du conseil de gouvernement de Said Ibrahim, Ali Mroudjae fut ministre de l’éducation. Il fut limogé de son poste en 1971 ; ce qui donna lieu à l’organisation d’une grande manifestation qui tourna à l’émeute à Moroni sans faire de mort.

Le 12 octobre 1953 : Visite du Général de Gaulles aux Comores.

Né à Lille le 22 novembre 1890, Charles de Gaulle mourrut à Colombey-les-Deux Eglises le 9 novembre 1970, 8 mois après la mort de Said Mohamed Cheikh président des Comores. Durant ses 80 années de vie, il s’engagea pour servir la France et les français. D’abord,
-  dans l’armée, en participant à la première et à deuxième guerre mondiale ( d’où l’appel du 18 juin 1940 sur la BBC : la France a perdu la guerre mais pas la bataille »).

-  dans l’écriture en publiant de nombreux ouvrages et en organisant plusieurs conférences.

-  dans la politique. D’abord, il fut élu à l’unanimité président du gouvernement provisoire le 13 novembre 1945, pour se retirer le 20 janvier 1966. il fonda son parti « RPF » le 14 avril 1947. Enfin, il deviendra président de la république et de la communauté française le 21 décembre 1958 et démissionnera de son poste le 28 avril 1967.

Homme politique, responsable d’un parti qui a perdu les élections municipales d’avril/mai 1953, il visita les Comores dans le cadre de sa politique et de la politique coloniale.

Le 13 octobre 1969 : Manifestation du MPM (Mouvement Populaire Mahorais ), Zakia Madi est tuée. Elle devient la martyre du mouvement.

Le M.P.M, , a été fondé par George Nahouda [1]en 1958 afin de s’opposer au transfert de la capitale qui était à Dzaoudzi, vers Moroni, puis à la départementalisation de l’île.

Ce mouvement nommé aussi « Parti-soroda », par référence aux méthodes qu’il emploie contre les comoriens des autres îles. Ce sont les militants de ce mouvement qui ont envoyé des pierres sur Said Mohamed Cheikh, lors de sont voyage à Mayotte le 2 août 1966 (voir calendrier holambe du mois d’août). Ce sont eux aussi qui occupérent l’ORTF en 1967. Finalement, ce mouvement organisa une grande manifestation le 13 octobre 1969, au cours d quelle, la garde comorienne fit feu ; et le mouvement déplorérent sa première victime Zakia Madi. Durant cette manifestation, ce sont les femmes qui sont mis en avant contre l’administration dont les meneuses sont Zeina Mdéré et Zena Méresse (qui sont aussi surnommées le ‘commando des chatouilleuses’, à cause des tortures qu’elles infligent aux gardes sans laisser de traces de violence).

Le 16 octobre 1972 : Démission de Said Mohamed Djaffar, mais il expédie les affaires courantes pendant quelques mois.

Said Mohamed Djaffar est un prince né à Mutsamudu (Anjouan),le 14 avril 1918. Il s’est aussi lancé dans la politique comorienne comme les autres princes de la Grande Comore. Envoyé par son père à la Grande Comore sur les conseils de l’administration coloniale, il devient plus tard, gouverneur de l’administration indigène à Moroni. C’est en 1968, que Mohamed Djaffar entre véritablement en politique en fondant avec Ali Mroudjae et Mouzaoir Abdallah le parti RDPC dont il est le président. Successivement, Il occupe le poste de ministre de la production et puis celui de président de la chambre des députés des Comores. A la chute du prince Said Ibrahim,renversé par la coalition R.D.P.C-U.D. en juin 1972, Said Mohamed Djaffar devient président du conseil, poste qu’il démissionnera le 16 octobre de cette même année. Ensuite, le 8 avril 1973, il est élu au sénat en remplacement d’Ahmed Abdallah. Il redevient également président de la chambre des députés jusqu’au 3 août 1975. Après le coup d’Etat d’Ali Soilih, Mohamed Djaffar est proclamé président du conseil exécutif, mais Ali SoilihI ne tardera pas à reprendre le pouvoir dès janvier 1976.

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OCTOBRE 2006

[1] George Nahouda, notable fonda le du Congrès des Notables Mahorais en 1958. En 1963, ce mouvement deviendra le MPM et son fondateur sera élu conseiller général en 1946 ; mais il ne présentera pas en 1952 à cause de son âge. Envoyé à Paris en 1959 par son mouvement pour négocier la départementalisation de Mayotte, il y meurt avant son retour.

 

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