Comores ô Comores !
Je suis indigne de toi
Depuis que je m’interroge
Ce qui est mieux entre
Naître comorien et
N’être comorien
Tu m’as aimé
Je t’ai aimé
Comment te haïr ô Comores
Lorsqu’on te nomme comme or
Même si tu es comme mort
Iles aux parfums !
T’es-tu senti dans tes ruelles
N’empestes-tu pas le bordel
Es-tu vraiment l’oeuvre de mon aïeul
Tu as fait ma fierté
Tu as fait ma honte
Tu m’es miel
Tu m’es cruel
Comores ô Comores !
Tu m’as accueilli dans tes bras
Tu m’as donné ton nom
Je defends le tien
Serions nous devenus amants
Par moments
Comment ne pas t’aimer
Comment ne pas te haïr
Ton nom est mien
puisqu’on m’appelle le comorien
Même si j’entends retentir le comme rien
Badrou, Meknès, mars 2005