Le 4 septembre 1958 : Les Comores approuvent la nouvelle constitution française et leur entrée dans la communauté française.
L’histoire de la colonisation de notre pays a d’abord commencé par l’achat en 1841 de l’Ile de Mayotte qui deviendra colonie française en 1843. Cela a permis le débarquement de certains colons dans le reste des îles, comme Léon Humblot à la Grande Comore en 1884. Ensuite, des traités de protectorat ont été signés dans les trois îles entre janvier et juin 1886.
Puis le 24 juin 1886, l’ensemble des Comores a ratifié le traité de protectorat. Les députés français vont d’abord, voter un projet d’annexion des Comores le 14 décembre 1908, puis l’annexion totale de l’ensemble des trois îles a eu lieu le 25 juillet 1912. Les Comores deviendront territoire d’Outre-Mer le 24 septembre 1946. Enfin, suite au référendum du 4 septembre 1958, les Comoriens ont approuvé massivement la nouvelle constitution et leur appartenance à la communauté française.
Le 10 septembre 1972 : Union UDC- RDPC (UDZIMA)
UDC : Union Démocratique des Comores a été créée par Said Mohamed Cheikh et ses partisans tels que Ahmed Abdallah Abderemane et Mohamed Ahmed en 1968, en réaction à la création de partis modernes comme le RDPC (parti des jeunes intellectuels). Ce parti a remplacé par la suite le parti vert [1]. Il comptait un secrétaire général, Mohamed Taki Abdoul Karim, un jeune technocrate formé à l’extérieur Ce parti regroupait les hommes de la première génération politique et aussi des hommes des grandes villes, ainsi que des propriétaires fonciers.
RDPC : Rassemblement Démocratique du Peuple Comorien
Ce parti a été crée en 1968 par des jeunes intellectuels, surtout de Moroni tels que Mouzaoir Abdallah, Ali Mroudjae, Abasse Djoussouf, etc. Etant le deuxième parti en place, il devient le parti blanc [2].
Suite au renversement du gouvernement de Said Ibrahim par une coalition UDC- RDPC, ces deux partis vont signé un pacte donnant naissance au parti politique UDZIMA (signification : unité du peuple comorien). Ahmed Abdallah Abderemane a pris la position du chef du parti à la mort du docteur Said Mohamed Cheikh.
Le 11 septembre 1967 : Said Mohamed Cheikh est réélu président du conseil de gouvernement.
Said Mohamed Cheikh est né à Mitsamiouli en 1904 dans une famille noble. Il est l’homme politique, le premier, le plus connu des Comores. Il a fait ses études secondaires à l’école régionale de Mutsamudu Anjouan, puis ses études de médecine à Madagascar. En 1928, à 24 ans, Said Mohamed Cheikh termina ses études. Il devient auxiliaire de l’administration française dans les années 1930. Il débuta sa carrière dans la fonction publique en tant que médecin à l’hôpital de Foumbouni. Suite à un démêlé avec l’administration qui refuse qu’il fasse de la politique, il est transféré à Mohéli.
Il débuta se carrière politique en 1945, comme député à l’assemblée constituante française. Lors de son exercice de député, il proposa une loi contre le travail forcé aux Comores. Said Mohamed Cheikh est élu dans la première Assemblée de la IVe République. En 1954, il a été désigné pour représenter la France et l’Union française à l’assemblée des Nations Unies.
En décembre 1961 il est élu au nouveau poste de président de conseil de gouvernement. Il fut réélu le 11 septembre 1967. Il mourut le 16 mars 1970.
Le 12 septembre 1909 : Said Ali abdique en faveur de la France
Said Ali était roi de la région de Bambao à la Grande Comore avant l’arrivée des Français aux Comores vers la fin du XIXe siècle. Il est le père du prince Said Ibrahim. Il faut souligner que contrairement à ce que disent les Comoriens, Said Ali Kemal n’est pas prince car, son père n’était pas un roi mais un prince.
Selon les historiens, les Comores ont d’abord connu le système mafé (le doyen était le chef de famille ou du village et dirigeait les affaires). Ensuite, ce système fut remplacé par le système Mabedja (c’est un système de chefferie formée par les descendants des familles nobles, riches et même royales. Avant la colonisation, chaque village avait sa propre organisation). Puis il fut remplacé par le système des sultans ou Wafaumé.
Said Ali était donc un sultan de Bambao à la Grande Comore, jusqu’à l’arrivée des colons aux Comores. Il perd peu à peu son pouvoir et son île. Il aurait donc proposé aux Français son abdication à deux reprises. A la fin de l’année 1889, il est envoyé en prison et ne sera réhabilité qu’en 1906.
En 1909, alors que dans les milieux parlementaires français on parle du rattachement des Comores à Madagascar, le sultan Said Ali apporte une lettre d’abdication au Président de la République. Cet acte de suicide politique a permis à la France de coloniser les trois autres îles des Comores.
Le 24 septembre 1946 : Les Comores deviennent un territoire d’Outre-Mer.
Après avoir été occupées (en 1943) par les Anglais, qui souhaitent les soustraire de l’autorité du gouvernement de Vichy de Madagascar, les Comores réintègrent juridiquement l’Union française, avec le statut de « Territoire d’Outre-Mer » qui consacre leur séparation d’avec Madagascar. Elles bénéficient désormais d’un statut évolutif, comportant un conseil général de 24 membres élus, doté peu à peu de pouvoirs délibératifs sur des sujets non politiques.
Le 24 septembre 2006 : Nuit de doute pour le début du mois sacré du ramadan.
( www.holambecomores.com/public/article64.html )
SEPTEMBRE 2006
[1] Du retour aux Comores, après ses études de médecine à Tananarive, Said Mohamed Cheikh s’est engagé très tôt dans la politique sous la colonisation. Avec ses hommes de la premiere et deuxième génération politique tels que Mohamed Ahmed, Ahmed Abdallah, Mohamed Taki Abdoul Karim, il a formé un groupe représentant le parti gouvernemental. Ses partisans du gouvernement en place avaient un bulletin de vote de couleur verte d’où est tiré le nom de leur parti « parti vert ». A partir de 1962, ils occupent tous les rouages de l’administration. Le parti vert avait comme principale parti d’opposition « le parti blanc » qui lui aussi avait un bulletin blanc lors des élections.
[2] Le parti blanc était le parti d’opposition du parti vert. En 1956, ce parti disparaîtra. En 1968, les technocrates, intellectuels de Moroni, Mouzaoir Abdallah, Ali Mroudje, Abasse Djoussouf, du parti RDPC, vont reprendre le terme « le parti blanc » pour dénommer leur parti.