Enfin, nous tenons Mmagaza, cette fois-ci, en palabre avec un aréopage attentif.
Point de doute, il est toujours dans sa quête, à voir le cahier sur les genoux.
On apprend que la jeune femme est la secrétaire générale de l’association du CAVI, le Comité pour l’aménagement du village de Koimbani.
Une, deux, trois, quatre et voilà une cinquième personne qui répond à son interrogatoire, pacifique cependant, vu le côté décontracté du dernier arrivé (un membre du comité de pilotage de Chomoni "Rivuniye").
Et puis voilà que de drôles de palmiers uniques à Ngazidja, où ils sont connus sous le nom de mitsambu ou Cycas revoluta (pour le mche, vazaha ou mzungu ou zoreille) entrent en scène. En tout cas ces spécimen sont beaux et jeunes.
Mmagaza serait-il à la recherche des ntsambu, fruits mythiques de ces palmiers qui, après fermentation sont cuisinés selon une recette jalousement gardée à Mbeni (nord de Ngazidja) pour donner ce plat délicieux qui n’a rien à envier à un bon fromage alsacien (ou peut-être bien corse) bien connu, vieilli, réservé aux “hommes accomplis" (wandru wadzima) ?
L’affaire devient sérieuse avec le dernier carré de personnages : association "Mdjonga" de Hadjambu dans le Hamahamet.
Vous avez noté que ce sont tous des jeunes ! Mais de quoi parlent-ils donc ? Comme il n’y a qu’un barbu, mais habillé à l’occidental, on peut respirer. Cela ne peut être un extrémiste et, avec ses manières il doit sûrement expliquer les bienfaits de la Démocratie.