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Archives Holambe ComoresArchives :: Religions, rites
Article archives DUBAI ET LE RAMADAN : un peu de sérénité   
 (par Houda Hassan ) : 25 - 10 - 2004
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Le Ramadan est sensé être un mélange de beaucoup de chose : longues journées spirituelles, de réflexion, de prière et contrôle de soi surtout. Bonjour patience et adieu mensonges et ragots.

Pendant 30 jours, on est sûr de partager un repas en famille, ça revitalise les relations familiales. C’est le bonheur de se retrouver tous ensemble, couper le jeûne avec quelques dates et dévorer nos petites spécialités culinaires...

Ici comme ailleurs, les liens se resserrent. Moi qui n’ai jamais le temps de déjeuner - ou pas forcément envie de subir les sermons maternels - et qui dîne rarement en famille, je me retrouve à partager avec joie les repas copieux au coucher du soleil. Certes la faim aidant, rares sont ceux qui papotent sur le moment, mais on se sent tellement bien et en sécurité quand tout le monde est réuni ! Les absents se font définitivement sentir...

Pour vous donner une vision plus concrète et complète, je vous fais part de l’opinion des Doubais sur le sujet. Toutes religions et niveaux sociaux confondus, les gens se retrouvent pour insister sur le fait que dans une ville aussi “busy” que Doubai, le Ramadan est plus que bien venu.

Kareem, 38ans, Libanais, Photographe :
Ce mois est différent des autres mais nous en avons besoin. La vie ici étant très matérialiste, basée sur le progrès continuel, le Ramadan nous permet de ralentir le pas.

Kol, 32ans, Sud Africain, Informaticien :
Pour les non-musulmans, cela peut être très frustrant parce que c’est comme si la ville entière était absente. Le rythme ralentit et le travail stagne. Mais en tant que personne pieuse, je ne peux que respecter cet état d’esprit. Pour ceux qui jeûnent, le début est assez déroutant parce qu’ils ont tendance a oublier que le ramadan est là. Le tic du chewing-gum ou la pause café apparaissent de temps en temps.

Bila, 30ans, Indien, Agent Commercial :
Le Ramadan est un mois de bonté, de bénédiction et de charité. Les gens ne changent pas, contrairement à ce qu’on peut s’attendre, mais ils essaient au moins de devenir plus ouverts et aimables.

Sultan, 29ans, Emirati, Directeur  :
Le Ramadan est différent dans le sens où il rapproche les gens. Nos habitudes culinaires changent. On mange tous les soirs les plats des jours de fêtes ou des occasions exceptionnelles : plus de Biryani par exemple... Chacun fait preuve de retenue, de contenir l’expression de colère.

La marque du ramadan est visible à Doubaï mais surtout à Sharjah, cette ville étant d’ordinaire plus stricte au plan religieux. Des tentes poussent aux bords des rues résidentielles pour accueillir aussi bien les déshérités que les voyageurs. Elles offrent un moment de détente a l’ombre et quelques rafraîchissement a la tombée de la nuit.

L’opinion des plus âges étant également à prendre en compte, il m’a semblé nécessaire de leur poser la question. Pour eux, les temps ont changé certes mais pas forcément dans le bon sens. Bien sur pour un musulman, jeûner est un devoir mais tout le monde ne le fait pas, par paresse tout simplement.

Certaines familles se rassemblent, les plus âgés racontant des contes pour transmettre l’histoire. Je pense que ca varie en fonction du lieu d’habitation. Ceux qui vivent dans le désert ont tendance à respecter les valeurs sociales traditionnelles tandis que ceux qui ont suivit la vague migratrice vers la ville ont une relation plus décontractée avec les traditions.

Et qu’en pensent les ouvriers dans tout cela ? Ceux qui travaillent dur sous le soleil ardant des Emirats ? Ceux qui participent aussi a l’évolution mais derrière les rideaux ? Eh bien, les horaires de travail étant réduits, ils prennent le temps d’apprécier les choses simples de la vie : se reposer et prier pour une vie meilleure.

 

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