Chers lecteurs
Nous tenons à vous annoncer, chers lecteurs et lectrices, comme nous le faisons à chaque début de publication que votre Calendrier Holambé pour le mois de juillet est disponible sur le site. C’est toujours pour nous l’occasion de vous exprimer, et on ne le dira jamais assez, notre joie de vous compter parmi les fidèles à ce qui est aujourd’hui devenu un des grands rendez-vous du site.
Cette troisième publication coïncide avec la date anniversaire de l’indépendance des îles Comores, le 6 juillet.
Le bilan de l’indépendance des Comores n’est pas hélas réjouissant non plus ! Au delà des grands maux (paupérisation croissante, tensions sociales, corruption caractérisée, malversations, manque de véritable Etat de droit et la liste est longue !) qui gangrènent le pays, la notion de « nation comorienne » n’a jamais autant souffert d’interrogations. En effet, la fête de l’indépendance nationale n’était pas célébrée à Anjouan le 6 juillet 1997, les séparatistes voulaient fêter le 14 juillet et hisser le drapeau français, je cite un des grands historiens comoriens : « Pour la première fois dans le monde d’anciens colonisés ont demandé devant les médias occidentaux à l’ancienne puissance colonisatrice de venir les recoloniser ». Les Comores vit depuis 9 ans une crise institutionnelle et politique grave qui remet en cause l’unité nationale et toute initiative publique de recherche de solution en vue d’améliorer les conditions de vie des populations.
L’équipe Holambé, toujours fidèle à son souci de vérité rappèle cette longue et malheureuse parenthèse de notre histoire,. Car avoir peur de regarder son histoire, c’est manquer de courage pour affronter l’avenir : refuser de jeter un regard dans son histoire, n’empêche probablement pas de construire l’avenir mais sûrement avec les même erreurs d’hier.
L’équipe Holambe espère seulement que la fête nationale, qui, d’année en année perdait de sa ferveur voire même de son sens, puisse être commémorée cette année dans l’allégresse et la communion par l’ensemble des îles et augurer le début d’une nouvelle ère, sous les signes de l’unité nationale et la confiance retrouvées et le progrès, dont nous avons encore soif.
Le 6 juillet 1975 : Les députés comoriens montent un à un à la tribune de la chambre des députés de Comores pour dire « oui » à la motion présentée par le Président Abdallah pour l’indépendance unilatérale. La loi pour le référendum d’autodétermination du 22 décembre 1974 a prévu que six mois après un vote favorable à l’indépendance, le gouvernement français donnerait l’indépendance aux Comores. Sept mois après, le gouvernement et le parlement français n’ont pas respecté cette loi, à cause des résultats de l’île de Mayotte, mais aussi des craintes exprimées par certains leaders comoriens qui ont peur qu’Abdallah n’installe une dictature, et demandé au parlement français de conditionner l’indépendance à la rédaction d’une constitution acceptée par toutes les tendances. Début juillet, Abdallah rencontre à Paris Jacques Chirac. Le Premier ministre n’a pas l’air de prendre au sérieux les menaces du Président du Conseil de gouvernement comorien, et lui demande d’être patient. Revenu à Moroni, Abdallah rallie à lui tous les partis représentés à la Chambre, sauf le mouvement populaire mahorais dont les députés ne siègent plus. Ils décident de proclamer l’indépendance unilatérale, en ignorant le danger de la partition de Mayotte.
Le 8 juillet 1959 : Visite du Président de la république française le Général de Gaule aux Comores
Le 12 juillet 1970 : Election de M. DAHALANI comme député à l’assemblée.
Mohamed DAHALANI, né en 1917 était le petit fils d’un des princes comoriens (le prince Saidina) qui était lieutenant de l’armée Française. Il était aussi un cousin au deuxième degré du prince Said Ibrahim.Il a fait ses études, comme beaucoup des politiciens comoriens à l’école régionale de Majunga. Du retour au pays, il a commencé sa carrière en tant que commis des PTT. Il a exercé par la suite différentes fonctions dans l’administration de la grande Comores. D’abord, Chef de canton, gouverneur etc..
C’est en 1960 qu’il va rentrer dans la politique. D’abord, élu à la chambre des députés en 1962, réélu en 1967. Il était un fidèle de Said Mohamed Cheikh en tant que président du conseil de gouvernement. Il a été toujours été membre du gouvernement jusqu’à la mort de Cheikh, le 16 mars 1970. Fidèle qu’il était à Said Mohamed Cheikh, il a occupé plusieurs poste ministérielles : ministre de la production avril 1959, ministre des finances en janvier 1962 et ministre de l’intérieur, de l’information du tourisme et de la justice en juillet 1968.
Après la mort de Said Mohamed Cheikh, Mohamed DAHALANI sera élu député à l’assemblée nationale française en remplacement du prince Said Ibrahim le 14 juillet 1970
Le 22 juillet 1957 : Après les élections au conseil
général de 1946 et celles de 1952 les affaires politiques du pays évoluent peu à peu. Sur ce, il est jugé utile que le pays puisse avoir un conseil de gouvernement. D’où le décret de ce jour, instituant le conseil de gouvernement, dirigé par l’administrateur supérieur
Le 23 juillet 1955 : Mort du Prince Saïd Ahmed ZAKI El-Maarouf
A ne pas confondre ce dernier avec Said Mohamed Ben Cheikh El Marouf qui est mort lui en 1904.
Said Ahmed ZAKI El-Maarouf est d’abord, descendant de la lignée des princes. Il était lui-même un prince dans le Bambao. Il est l’instigateur et l’auteurde la construction de l’hôpital de Moroni d’où le nom de l’Hôpital El-Maarouf..
Said Ahmed ZAKI était lui-même prince, chef de la famille royale de Grande Comore. Il est fils du prince SAID ALI. Il était un lettré et un historien des Comores. A la suite de la mort de son père SAID ALI, il devient le chef de la famille royale grâce à son loyalisme envers le pouvoir colonial alors que le poste aurait dû revenir à son demi frère Said Houssein l’aîné de la famille. Said Ahmed ZAKI entre très tôt dans l’administration indigène. Il a commencé par être gouverneur en Grande Comore puis le même poste à anjouan, son île d’origine, dans les années 1920. Les chefs de l’administration étaient toujours satisfaits de lui pour son action et le désigne « un gouverneur excellent ». Grâce à sa célébrité, il va acquérir le titre de El-Maarouf (le célèbre) d’où le nom de Said Ahmed ZAKI El-Maarouf.
Après avoir refusé la proposition de l’administration d’entrer en politique en 1953, Said Ahmed ZAKI meurt le 23 juillet 1955.
Le 25 juillet 1912 : L’assemblée nationale française vote une loi de colonisation des Iles Comores, après la mise au pas des sultans comoriens. Mayotte a été colonisée presque 70 ans auparavant, dès 1843. Les trois autres îles passent du statut de protectorat à celui d’une colonie rattachée à une colonie, Madagascar. La France n’a aucun dessein pour l’archipel. Elle s’intéresse à Madagascar, et souhaite empêcher toute grande puissance (Angleterre, Allemagne) de s’installer dans la région. Au moment de cette colonisation, les quatre îles sont déjà sous le contrôle de colons européens. Les députés français prétendent donc coloniser les Comores pour pouvoir agir légalement (dans le cadre des lois républicaines) contre les pratiques des colons, notamment de Léon HUMBLOT qui, à l’instar des sultans, a recours au travail forcé. Mais la colonisation n’arrange pas le sort des Comores puisque l’Etat colonial se désintéresse de l’archipel, et s’allie aux colons pour les soumettre. Dès 1915, au Nord de la Grande Comore, l’administration française doit faire face à une révolte. Elle ne réussit pas à y mettre fin ni par les menaces ni par les armes. Elle y parvient enfin par la médiation des notables. Une méthode classique sous la colonisation, et qui sera reprise par l’Etat comorien indépendant.
MOIS DE JUILLET 06