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Hale ya mfufuliya   
 (par Mohamed Said Hassane TREIZE) : 11 - 12 - 2006
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Halahalele hala hadisi . Hale ndrabo na mwambiwa ka shindana, nedjo shindana mdrwa mdroni.

Pva kaya watrotro wa raru ho mdjini hula. Wa kahwandzana halisi. Nawo pvakaya mdzima mwedza mvuwu rahanowasaya. Naye hado wafufuliya halisi. Halafu wa kadohenda shiwoni hudzima. Henisaya Usiku mongoni mwa usiku, ye mtiti harimwawo piya, habaliya trama la pihwa yigobo. Wola mzeye pvo yammona ha mtsengeleya yili ya mbohe. Halafu wola mowotro harenge anzima ukaya ye mwendza mvuwu ngu djomuwuwa yafe sha kadjala letrama lila. Ha mzingara ha msamiza yili ya mfwakuwe. Ye mowotro wola ha rambiyo ya trawe, sha ledjindru lila limdungu li mzingara li mfwakuwa. Wola mdjomba ha tsengeleya Ha renge le trama lila hali ka djawapva hata. Wola mowoto ha ndisolila, Halafu wola mzeye ha ndisomdeya. Ha mwambiya ukaya lila hata udjuwe ndrongo urende. Sha mi mnaharamu wa mbwa yehika hu baliya ye zililo yizo hwenda wo hanyu Ye zidjowudjiri bahi ngo djo djitsa. Wola mowotro ha tsodaza. Ha para ye mwandzani wahe wa pvili, wa dungana wa rowoha. Ha mwambiya wu kaya ndzo ba mawudu nga ridjo humtubisa ledjandza ziwo lila. Halafu wa dungana wende wazingara mna mbwa mtiti wa mlaza pvontsi wa mtrubuwa she hitswa. Wa renge mba nyama wa yihoho nunda. Hata ye ntsihu ya pvili wa baliya ye nunda yila hwenda shiwoni. Halafu lila djindru pvo lawona ye nunda li hafiliha ye matso ya fiya damu. Ha wazingara pvala ha wafwakuwa ye nyama yila. Hayili piya ka djasaza hata. Halafu wala wa trotro we tshililiya pande la tseho wa tsehe wa tsehe wa tseha ! hata kena kiyasi. Wola mwendza mvuwu ha wawuzisa ye shatsongeza wa tsehawo. Halafu wa mwambiya wukaya « pvo wahamba wena mvuwu ». Sabu huli ye nyama ya mbaba haho. Ha wa wuzisa : ya mbaba hangu ! Wa mdjibu, yewa, ya mbaba haho. Zabari hindri ? Ha wukaya djana hu nipvoho letrama lahangu hurudi hu kawunideya hwamaba we mnaharamu wa mbwa ye hika tsi baliya zililo hwenda wo hatru ye zidjowudjiri ngami dhwamana. Halafu ye nyama wahala yiyo, yiyo nyama ya mbwa. Nawe hwamba we mnaharamyu wa mbwa. Yapvo huli ye nyama ya mbaba haho. Ye sayila, ye mdjomba wola harapviha hata ha rapviha lefu. Randzi pvala ka dja subuti ya wamiya wowandzani wahe tsena. Yiyo nde hale ya hangu

Fayida yahe hale : Hayina mdru ya trendeza ufufuliya, bahi wo mwiso yetso rapviha yisho ya dhulumu

TRADUCTION LITTÉRALE

Les contes ont toujours compté. Et tout conte de fée est mensonger. Celui qui l’écoute ne doit point le contredire car, croix de bois, croix de fer, s’il ment, il ira en enfer !

Il y était une fois dans un petit village, trois bons amis qui s’appréciaient beaucoup. Partout où l’un allait, les autres y étaient. Et ils fréquentaient aussi la même école coranique (shioni). L’un d’entre eux était un fier-à-bras qui beaucoup embêter les deux autres. Quand, à l’école coranique, l’un des deux ramenait quelque chose à grignoter, le plus fort le prenait, le mangeait, sans une seule pensée pour ses petits camarades. Un jour, le plus petit ramena un peu de maïs bouilli. La forte tête s’approcha alors de lui pour lui prendre son bien. Mais cette fois, le pauvre petit ne se laissa pas faire et jura qu’il lui faudrait lui passer sur le corps avant qu’il ne puisse toucher à son mais. Le grand gaillard s’avança vers lui, l’empoigna d’une main et de l’autre essaya d’attraper le mais. Le petit garçon tenta de s’enfuir mais, le grand cadet l’ayant rattrapé, lui arracha le mais des mains et le mangea tout cru sans en laisser une miette. Sa petite victime ne put retenir ses larmes. Et son grand benêt d’ami se mit alors à le railler. « Pleures mon ami, pleures jusqu’à tant pis, pleures jusqu’à plus soif s’il t’en prend l’envie mais je te préviens que si tu as le malheur de ramener tes pleurs jusqu’à ta demeure, eh bien foi de Mlagnama (c’était son surnom -traduction mangeur de viande- et il en était plutôt fier), tu auras à faire a moi ! ». Sans rien dire, le petit garçon accompagne l’autre larron, rentrèrent tristement chez eux et décidèrent qu’il était temps de punir la gloutonnerie de leur ami le lendemain au Shiwoni. Ils attrapèrent un petit chien. Ils l’égorgèrent puis en découpèrent un morceau qu’ils firent griller. Puis le lendemain matin, ils allèrent au Shiwoni avec la viande du chien ainsi préparée. A la vue de la viande grillée, leur compère n’en fit ni une, ni deux, s’en empara et l’avala d’une bouchée sans faire plus de cas de ses compagnons. Ces derniers, n’en pouvant plus, éclatèrent de rire. Ils rirent en se tenant les cotes, ils rirent tellement qu’ils se roulèrent par terre. Et ils rirent encore et encore, encore et toujours, toujours et tellement, qu’ils seraient encore à rire aujourd’hui si, après avoir commis son méfait, leur ami ne s’était pas approché d’eux pour s’enquérir de la cause de leur hilarité. « Tu es bien égal a toi-même ! » Le grand nigaud, qui ne comprenait pas où ils voulaient en venir, exigea des explications. « Te voila bien attrapé ! Hier tu as juré qu’en tant que Mlagnama, tu me ferais chèrement regretter mes paroles si j’allais rapporter tes méchancetés à mes parents. Moi je n’ai rien dit mais saches bien, cher mangeur de viande, que ce sont ta gloutonnerie et ta sottise qui ont eu raison de toi ! La viande que tu m’a chippé tout à l’heure et que tu as mangée avec délice n’était rien de moins que de la viande de chien que nous avons fait grillé hier ! » Horrifie, le vilain garçon se mit a vomir, à vomir très longtemps et il vomit, vomit, vomit jusqu’à ne plus en savoir son nom. E il vomirait probablement encore si ses amis ne lui avaient pas apporté leur soutien et s’ils ne lui avaient pas accordé depuis leur pardon. Mais depuis ce jour-la, jamais plus il n’osa, s’accaparer de ce qu’il ne lui appartenait pas de bon droit. Voilà donc mon conte. La morale de l’histoire : ce que tu usurpes par la force, tu le paiera tôt ou tard car comme on dit « bien mal acquis ne profite jamais ».

 

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