Aha comme l’appellent affectueusement déjà quelques compatriotes très branchés sur les diminutifs en matière d’appellation, l’a emporté.
58,02% des suffrages exprimés conformément au Verdict de la Cour Constitutionnel. C’est en effet sans appel.
En ligne droite de l’arrivée pour mémoire, se sont dégagés du peloton Ahamed Abdallah Sambi, le pouvoir sortant en la personne de Halidi Ibrahim et Mohamed Djaanfari.
Le format institutionnel en expérimentation, le climat mondial de cet instant, l’histoire globale et spécifique des Comoriens et des Comores, les hautes trahisons de la classe politique classique et supporters et le règne mourant du clan de la débrouille ; tout ceci a fait de Fundi, d’autres l’appellent ainsi, l’heureux gagnant.
L’Union africaine notamment y a mis aussi les moyens à la dimension de la mission. A cet égard, on ne peut que rendre hommage à toutes les sources d’informations, d’enseignements et d’alerte sur les choses comoriennes, lesquelles sources ont permis de crier avant qu’il ne soit tard.
Les démons habituels, agissant à contresens de l’histoire et des événements, à contre volonté populaire bien que pareils moments soient dits guidés par l’esprit démocratique, les magistrats électoralistes et autres acteurs de la magouille électorale ont été mis hors d’état de nuire, avec l’aide du peuple descendu dans la rue pacifiquement et décidé à en découdre. Tant pis pour la suite. Au plus profond de l’enfer, le peuple s’est débattu, il ne pourrait y avoir d’autre réponse qu’une riposte de la sorte ; laquelle riposte a été en effet sans ménagement.
Mais cette colère d’un peuple extirpée doit s’accompagner d’une règle conséquente par cohérence : un patriotisme enfin comme fondement de l’Etat comorien désormais. Ce qui doit laisser sous-entendre une appropriation de la construction de l’Etat avant tout par le peuple lui-même, par participation individuelle pour une somme globale, en vue d’un Etat digne de ce nom. Tout le monde en rêve depuis plus de 30 ans.
Un inventaire de l’existant ? La réponse est d’une simplicité élémentaire. Il y a un désert ; les Comores sont à repenser et à reconstruire. Certes, 4 ans c’est un temps très court eu égard à l’immensité de la tâche. Mais le plus intelligent des hommes aussi, c’est celui qui est convaincu qu’il y a un début à tout.
L’important est d’avoir une volonté exempte des impuretés qui ont empesté les Comores, un pragmatisme dans un monde où les individus mêmes sont interdépendants comme les entités aux différentes tailles et, d’asseoir la légitimité acquise sur des précautions, garde-fous pour assurer la stabilité tant nécessaire d’un pays mais aussi la paix que réclament les bons citoyens. Comme garantie, on ne peut que réitérer. L’élément antisocial doit trouver impitoyablement demeure méritoire dans le respect de la dignité humaine. Tout est dit.
Je n’oublie tout de même pas. Tenez, soyons optimistes. Des exécutifs des îles bien assis sur les autres institutions politiques fonctionnelles, peut-on espérer, une collaboration parfaite possible car de survie entre eux-mêmes et le pouvoir de l’Union, l’équation Comores ne pourrait que trouver résolution. Le contraire se traduirait en suicide collectif.