Les contentieux franco-comoriens en veilleuse en sont des causes majeures. Tout était prévisible pourtant.
Le processus politique ayant conduit l’archipel des Comores à l’indépendance, que nous savons tous indigeste pour la France ancienne puissance tutrice, est loin de n’être plus hémorragique.
Une des conséquences la plus fatale pour les populations comoriennes en particulier est bien la contraction qui caractérise les relations franco-comoriennes depuis la confirmation par les
instances internationales de ce qui n’est qu’un droit d’un peuple. A tel point que la France, pays expansionniste des pensées des lumières, s’est laissée emporter par les passions politiciennes des uns et des autres et a abandonné toute une génération de comoriens et comoriennes à son sort sur le plan éducatif. En quête de Savoir, cette génération s’est livrée à qui lui a tendu la main.
Trente ans d’éducation non maîtrisée ni par une puissance tutrice (quoique l’on puisse dire !) ni par des autorités comoriennes qui ont eu à diriger le pays.
Pour la France, en optant pour une politique étrangère spécifique avec les Comores, on est plus proche du vrai en concluant que les autorités françaises des affaires étrangères en charge depuis du dossier franco-comorien ont failli à leur mission élémentaire.
La représentation diplomatique française aux Comores s’est illustrée par une présence irréelle.
En conséquence, les objectifs de l’espace francophone de Senghor, Boutros et fraîchement Diouf semblent se heurter à l’inattendue et impensable des situations aux Comores. Laissons les spécialistes en géopolitique d’ en dire davantage.
Alors, à qui la faute si toute une génération qui aspire désormais à jouer un rôle de premier plan dans les affaires comoriennes aujourd’hui, se trouve en contradiction avec une culture jadis influente, par embarcation dans des thèses hors normes et disproportionnées par rapport à la réalité mondaine ?
Et pourtant, la France est réputée pour sa vision du long terme, ne serait-ce que sur le plan de sa géopolico-stratégique.
Trente ans d’impasse presque total et de relations plutôt irrationnelles et tendues entre les Comores et la France.
La conséquence est que l’atmosphère politique comorienne de ces 15 dernières années au moins ressemble à beaucoup d’égards à l’expression des contraires culturelles et à celle d’un état rebelle de la société elle-même.
A bien observer l’actualité politique comorienne du moment, on a l’impression de vivre du déjà vécu, il n’y a pas si longtemps. Le discours religieux a pris le devant sans qu’il soit réellement et simplement de la religion telle que enseignée aux Comoriens et Comoriennes. Sur fond de crise de désespoir, le corps social comorien du moment est incontestablement propice et récepteur de tout discours teinté de politique-religion et donc d’extase. Après tout, dans les situations de désespoir et du sans issu, on a plutôt tendance à s’en remettre au Créateur.
S’il y a encore une marge, oserais-je dire aux compatriotes enflammés par la démagogie véhiculée au moyen des Versets coraniques traduites d’une manière malléable pour la cause. Résistez malgré vous aux tentations en vous référant à ce qu’il y a de grand enseignement divin pour l’espoir : “ Ya ayouha l’ladhina amanu idha nudiya lisswalati min yawumi l’djumaa, fas anwu ila dhikr lahi wa dharul baygha dhalikum hayirun lakum in kuntum taghlamuun. Fa idha kudhwiyati s’swalatu fantashiru fil ardhwi wab taghu min fadhwili l’lahi, wadhkurul lwaha kathiran la anlakum tuflihun, wa idha rautidjaratan awu lahawan infadhu ilayha watarakuka ka iman, kul ma ghinda l’lwahi hayirun mina l’lahwi wamina t’tidjara, wa l’lwahu hayiru r’razikin ”.
Hadji. MZE MCHINDA - Bébé