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:: Calendrier Holambe Comores ::
Calendrier Holambe Comores   
 (par Djamal Mohamed Chanfiou, Mohamed Said Hassane (Treize), Mohamed Ahmed Ibouroi (Takou), Seifoudini Mohamed) : 1er - 05 - 2006
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Mais pourquoi autant de solennité autour de la publication d’un calendrier, dirait-t-on et à plus d’un titre ? Car publier un calendrier, est un événement ordinaire. Rappelons nous, vers la fin de chaque année, chacun se précipite sinon se met à l’affût d’un nouveau calendrier et selon les usages que l’on en escompte. Tout au plus, avec l’évolution des technologies, notamment l’informatique, une simple connexion suffit pour anticiper sur les calendriers des prochaines années. A ce niveau une brève définition d’un calendrier s’impose. Par définition, un calendrier « est fondé sur des considérations astronomiques ». Le mois est la durée approximative d’une lunaison, intervalle de temps entre deux nouvelles lunes. L’année est une approximation de l’année tropique, intervalle de temps qui sépare deux passages consécutifs du soleil à l’équinoxe de printemps. Un calendrier est de type solaire ou lunaire selon qu’on l’on donne prévalence à l’approximation de l’année ou du mois. Dans un calendrier lunaire la durée moyenne du mois doit être une bonne approximation de la lunaison (29,530589 jours), alors qu’alors que dans un calendrier solaire la durée moyenne de l’année doit être une bonne approximation de l’année tropique (365,242190 jours). Il existe plusieurs calendriers ( Julien, Grégorien, Copte, Musulman et j’en oublie). Ainsi, le calendrier grégorien qui est notre calendrier usuel est solaire. Il en est de même pour les calendriers julien et copte. Par contre, le calendrier musulman est lunaire et le calendrier israélite luni-solaire. Chaque calendrier se définit une origine à partir de laquelle on va compter, en général, les années. Cela correspondra à une ère. Partant delà, un calendrier est en soi une nécessité universelle. Mais ce qui fait la particularité du « Calendrier Holambe », c’est sa dimension comorienne. En effet, l’ambition qui nous animait c’était de définir un calendrier « Comorien », qui tienne compte donc du comptage des années ainsi que le faisaient nos aïeux : « année du maïs, année des mangues... ». Le projet étant extrêmement laborieux, nous nous sommes contentés, du moins, pour cette année de monter un calendrier s’inspirant à la fois du calendrier grégorien et musulman, en y incluant des dates comoriennes. Au-delà de son usage à caractère universel, nous espérons faire de ce calendrier un véritable outil de recherche et autres, et par delà remettre dans le psychique collectif des Comoriens les dates importantes qui caractérisent notre histoire. Une façon d’écrire celle-ci autrement. De fait, cette première publication correspond à un événement universel : le 1er mai, qui est la fête du travail, un acquis social célébré à travers la planète. En France, l’événement mérite particulièrement la plus grande attention. Il correspond à un contexte singulier justement de remise en cause d’une part d’un certain nombre d’acquis sociaux, à savoir le droit du travail en général et d’autre part de certaines valeurs républicaines, telles que liberté, égalité, et fraternité.

Cette première publication mérite singulièrement l’attention des Comoriens dans ce sens qu’elle intervient dans un contexte politique extrêmement important pour l’avenir de notre pays, qui depuis trente de pseudo indépendance, se cherche et cherche encore la voie de l’unité et du développement. Mai, est un mois riche en événements pour les Comores. Quelle coïncidence !

Le 8 mai 1965 : première visite du président Philibert Tsiranana aux Comores. Philibert Tsiranana dirigeant du Parti Social-démocrate (PSD) devient le premier Président élu à Madagascar après son indépendance de la France en 1960. Philibert Tsiranana démissionne de son poste en 1972 forcé par l’opposition d’importants secteurs de la population, en livrant la direction provisoire du gouvernement au Général Ramanantsoa.

Le 10 mai 1997, l’ex - Premier ministre, M. Ahmed Abdou, précise que sa mission est de mettre de « l’ordre » dans la fonction publique. Au même moment l’existence du mouvement séparatiste « Mawana » est révélée. Ce mouvement était présidé par le Commandant Ahmed Mohamed, ancien gouverneur de l’île de et ancien chef d’Etat major des forces armées comoriennes. Justement, nul n’ignore la confusion, le chaos qui s’en est suivi depuis cette date et les tentatives de solutions de sortie de crise et de réconciliation amorcée. L’un des aboutissements correspond aux élections actuellement en cours pour désigner le prochain Président de l’Union, qui doit forcement être un Anjouanais en vertu de la constitution, instaurant du coup la fameuse « démocratie à la chaise tournante ».

Par ailleurs, le 15 mai 1871 l’esclavage fut aboli par décret dans l’île d’Anjouan.

Le 13 mai 1978, Ahmed Abdallah revient au pouvoir, par le moyen d’un coup d’état qui renversa Ali Soilihi. Rappelons que cette date constitue le début du régime dictatorial de Ahmed Abdallah et le transfert mais officieux du pouvoir militaire dans les mains des mercenaires avec à leur tête le fameux Bob Denard. Pour justement étouffer toute velléité d’opposition et asseoir dès le départ un régime fort, le Président décida alors d’assassiner Ali Soilihi dans sa prison le 29 mai 1978. Non sans être exempt, lui aussi, de cas de tortures, Ali Soilihi, reste en revanche dans l’esprit des Comoriens le Président qui avait une vision lointaine et un véritable projet de développement pour le pays.

Le 17 mai 1865, les représentants de 20 pays européens, réunis à Paris, ont signé la première Convention télégraphique internationale afin de gérer ce qui allait être le premier réseau télégraphique international. L’adoption de cette convention marqua la création de l’Union télégraphique internationale, la plus ancienne des organisations intergouvernementales. Chaque année depuis 1969, la Journée mondiale des télécommunications est célébrée le 17 mai en commémoration de cet important événement historique.

Le 25 mai 1952 : élection au conseil général. Le Conseil général fut la seule innovation touchant les quatre îles, formé de vingt-quatre conseillers qui se répartissaient en deux sections, élus par deux collèges électoraux respectivement, au suffrage universel et au scrutin de liste majoritaire à deux tours. Sur les vingt-quatre sièges, la Grande Comore en obtint dix, Anjouan cinq, Mayotte trois et Mohéli deux. Ses compétences étaient fort larges surtout dans une île sous-administrée, il était consulté sur l’organisation administrative, l’enseignement et la création d’écoles, le régime pénitentiaire, le taux des loyers et surtout la fiscalité qui fit son apparition, car jusqu’ici, les Comores échappaient à l’impôt sur le revenu.

Enfin, et une fois encore nous espérons réintroduire plus de vérité et d’éclairage dans les grands soubresauts qui ont jalonné notre tradition et notre histoire, sans la relecture desquelles, il nous semblerait impossible de pouvoir construire des Comores véritablement unies et prospères. Aussi, nous vous donnons rendez-vous sur le site Holambe pour découvrir tous les mois la publication mensuelle du calendrier. Et faites en bon usage ! Certes, le travail n’est pas achevé et peut-être ne le serait jamais, du moins tel que tout le monde l’aurait souhaité. Mais c’est là justement un motif supplémentaire de le continuer et l’enrichir ; bref, continuer ensemble à relever les défis aussi majeurs qui interpellent l’ensemble des fils de la nation comorienne.

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Calendrier- mois de mai

 

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