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Un candidat aux presidentielles pète les plombs alors que l’armée du Colonel Président bat en retrait   
 (par Mnazi Wali Humadi, alias Papa Thaoulanajat) : 29 - 03 - 2006
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Les Comoriens se préparent à assister sans doute à un spectacle politiquement incorrect ; plutôt que de faire des propositions sur comment améliorer la situation désastreuse qui prévaut dans le pays, un des candidats à la magistrature suprême n’hésite pas à accepter l’inacceptable : « l’occupation d’une partie du territoire national par l’ancienne puissance tutélaire des quatre îles, à savoir, Ngazidja, Maworé, Mwali et Ndzuwani. » Rien ne doit vous étonner, lorsqu’un ancien séparatiste, soucieux de se faire élire et à n’importe quel prix, déclare que la souveraineté du pays dont il veut - s’il est élu - présider la destinée ne fait pas partie de ses préoccupations. Mais l’heure est grave car on ne peut pas souhaiter qu’un tel personnage qui vient de péter les plombs accède à la tête des quatre Îles dont les frontières restent et resteront toujours internationalement et juridiquement immuables. Les Comoriens ne sont pas dupes pour comprendre que celui qui n’a pas hésité à arborer le drapeau de l’occupant, ne s’empêchera pas demain de passer à l’étape supérieure, remettre en cause le mauvais accord, un accord tout de même, qui a fait revenir nos frères d’Anjouan sur la dangereuse position du séparatisme.

Les Comoriens et le pays ont assez souffert des divisions et des guerres fratricides qui ont, depuis le XIX e siècle, semé la zizanie et la haine de l’autre initiées par l’occupant au sein de notre peuple, avec la collaboration de certains sultans indigènes (le cas qui me vient en mémoire est celui de Saïd Ali, un prince bien aimé par l’occupant mais qui a dû finir ses jours dans une prison d’exile malgache). Une façon de rafraîchir la mémoire de ceux qui croient qu’il suffira d’être adoubé ou aimé par l’étranger pour se faire élire par nos compatriotes. C’est un raisonnement qui ne tient pas la route ; dans les présidentielles de mai 2006, le dernier mot doit revenir au seul souverain, le peuple comorien. Qu’on lui donne la possibilité de choisir en son âme et conscience, le candidat le plus à même de défendre ses intérêts aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Sur le plan intérieur d’abord, il est scandaleux d’assister à un spectacle de partage de poste (par exemple vice-président) alors qu’on ne sait pas encore, qui sera président de l’Union. Ces gens - là sont en train de tricher avec le peuple comorien.

Cessons de vouloir le pouvoir pour le pouvoir ; que l’on mette un terme à la malhonnêteté intellectuelle de la politique politicienne. Pensons pour une première fois à l’éducation et à la formation de nos enfants, à la santé dans un pays où des pseudos médecins sans scrupules laissent proliférer des cliniques sans contrôle de la part d’un pouvoir sans foi ni loi, un pouvoir qui ne fait qu’entretenir ses petits soldats par la corruption et l’octroi de véhicules 4x4. La défense des intérêts supérieurs de la Nation, à l’instar de la question de Mahoré, est plus que jamais une nécessité impérieuse.

Alors, allons-nous laisser à la tête de l’Etat un homme qui n’aura jamais le courage de dire " halt et basta " à l’occupation illégale de Mayotte ?

Un pays sans défense, est un pays appelé à la disparition en tant que nation. Or, nous avons l’impression de mettre à chaque élection, si élection juste et démocratique il y a, un homme qui ne défend que ses propres intérêts et ceux de son entourage. Les exemples, vous les connaissez. L’homme dont le pays a besoin, c’est celui qui mettra en avant, les intérêts des Comores et des Comoriens et non ses propres intérêts ; le pays a besoin d’un homme d’envergure aussi bien nationale, qu’internationale, un homme courageux et qui osera s’attaquer sérieusement à la question mahoraise.

Mais nous sommes très loin du compte. Ne croyez pas que des soldats qui se mettent en retrait laissant les soldats de l’Union Africaine le rôle de sécuriser les opérations électorales, vont nous protéger. Les soldats du colonel ne sont là que pour leur seigneur de président.

Sérieusement, les Comores ont-ils besoin d’une armée de "NAYILE YI LALE " ? A vous de juger.

Mnazi Wali Humadi, alias Papa Thaoulanajat

 

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