Les Comoriens écarquillent les yeux devant les 457 militaires africains, Sud-africains pour la plupart, venus assurer le bon déroulement des élections aux Comores. Les Comoriens découvrent ainsi les gros groupes électrogènes, et, surtout les chiens renifleurs. 35 rondes d’avions reporters sont prévues.
L’ancien bâtiment d’Air Comores à l’aéroport de Moroni-Ikoni, qui sert de poste de commandement, est entouré du matin au soir de foules et de troubadours.
On peut affirmer que l’UA et l’Afrique du Sud ont mis les grands moyens. L’opération coûte 18 millions de dollars.
La question qui se pose est, au vu des moyens mis en place, combien de temps durera cette mission de surveillance des élections, prévue pour trois mois. Des observateurs pensent que, au regard des dispositions, la mission pourrait durer plus longtemps. Le revêtement de l’aéroport de Moroni-Ikoni serait même à l’ordre du jour.
La mission principale de ces militaires est bien sûr la surveillance des élections, à Anjouan surtout, mais on subodore déjà que la refonte de l’armée comorienne est à l’ordre du jour. Durant les élections, les troupes comoriennes de chacune des îles Comores seront consignées dans les casernes, à l’exception bien sûr de l’île de Mayotte, occupée par la France.
On peut supposer que le désarmement des militaires d’Anjouan pour une réunification de l’armée comorienne entre dans les objectifs. Ce qui suppose que les militaires de l’Unité Africaine, principalement Sud-africains, resteront au-delà des élections.