Les cartes électorales des prochaines présidentielles se trouveraient actuellement dans la zone fret de l’aéroport international de Moroni Hahaya, en provenance de l’Ile Maurice où elles auraient été imprimées.
Seulement personne ne semble se presser à les récupérer malgré les impératifs de calendrier auxquels on doit faire face, et quand on sait aussi qu’à ce jour les listes électorales ne sont toujours pas prêtes.
Ces fameuses cartes auraient été commandées sur décision de deux membres seulement de la CNEI, son Président et le responsable financier de la CNEI, ce qui explique le peu d’empressement des autres membres à prendre faits et
causes pour une opération qu’ils n’ont pas cautionnée , et n’ayant pas fait l’objet d’un appel d’offre auprès des imprimeurs de la place, pourtant suffisament outillés pour répondre parfaitement en temps et en qualité à l’offre.
La facture de ces cartes s’élèverait à environ 110 millions de franc comorien ( 1,03 Euros soit 500 kmf par carte) quand les imprimeurs de la place eux se disaient disposés à les imprimer pour moitié moins cher ( 200 à 250 Kmf par carte), soit donc 50 millions de Francs.
A qui profite la différence de prix ?
Se peut-il que les dirigeants de la CNEI aient passé cette commande de façon opaque sans l’approbation tacite de la France et du PNUD, garant de la transparence du processus dans son ensemble ?
Les observateurs avertis, se rappelleront sans nul doute que lors des élections précédentes, le PNUD avait été suspecté pour avoir été le théatre de la subtilisation ou disparition de 10 cartons de cartes électorarales telles que celles commandées aujourd’hui.
On ne peut s’empêcher de frissonner, malgré la canicule qui sévit pour la suite des événements,
Affaire à suivre.
Correspondance Moroni