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Archives Holambe ComoresArchives :: Présidentielles Comores 2006
Article archives COMMUNIQUE du Rassemblement pour le Développement et la Démocratie 14 - 01 - 2006
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COMMUNIQUE

La Commission Nationale Electorale Comorienne formée conformément à la loi électorale promulguée le 21 novembre 2005 a soumis le calendrier des opérations électorales au Président AZALY pour approbation et publication.

Lors de son discours du 29 décembre 2005 à Kandrani, le Président Azali ASSOUMANI a invité les Présidents des Iles à former les commissions électorales de leurs îles respectives.

A Anjouan où vont se tenir les Primaires pour les Présidentielles de 2006, le Président de l’île, Mohamed BACAR, a d’ores et déjà formé la sienne en reconduisant les mêmes hommes qui avaient constitué la commission électorale lors des législatives de 2004. Ceux-là mêmes qui ont commis les irrégularités électorales des plus monstrueuses, au su et vu des représentants de la communauté internationale. Les Anjouanais se souviendront toujours de l’état de fraude, du climat de terreur et d’intimidation et les arrestations arbitraires qui ont émaillé lesdites élections sous les yeux impuissants des représentants de la communauté internationale.

Force est de constater qu’aux Comores les commissions électorales deviennent un domaine réservé des autorités dirigeantes ; les partis politiques, et par voie de conséquence, les candidats, sont totalement exclus de ces instances de contrôle et de suivi des opérations électorales.

La loi électorale du 21 novembre 2005 est une loi taillée sur mesure par et pour les seules autorités nationales et régionales qui demeurent, donc, les seuls maîtres à bord.

Aux Comores, les membres des commissions électorales ont toujours été des représentants des partis politiques et donc des candidats aux élections. A titre de rappel, l’Accord de Fomboni avait prévu la représentation des partis et de la société civile dans la formation des commissions chargées du contrôle et du suivi de la mise en place de toutes les institutions constitutionnelles.

Il est prévisible que les élections primaires qui vont devoir être organisées prochainement à Anjouan pourraient l’être sans la présence des forces de sécurité nationale et ce, avec l’accord non avoué du pouvoir de l’Union sous l’œil plus ou moins bienveillant de la communauté internationale. Quant à la classe politique comorienne qui ne réagira certainement pas, elle se laissera conduire à l’abattoir sans même pousser un cri.

Il est évident, et connu de tous, que des élections qui seront organisées sous l’emprise de Mohamed Bacar et Jaffar Salim, son ministre de l’Intérieur, ne seront autre chose que de la mascarade.

Accepter de tenir des élections nationales sans la présence à Anjouan du pouvoir central en l’occurrence l’Armée Nationale de Développement (AND), nous paraît irresponsable de la part des autorités et de la classe politique comorienne mais aussi des représentants de la communauté internationale qui assurent le suivi de la mise en oeuvre du processus de réconciliation nationale aux Comores. Il nous parait préjudiciable d’organiser des élections nationales dans une partie du territoire national restée rebelle et où ne s’exerce aucune prérogative du pouvoir central. Nous avons eu l’occasion de rencontrer une mission de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) qui séjournait à Moroni dans le cadre des préparatifs des ces élections qui assure de l’envoi d’une force d’interposition pour assurer le bon déroulement des scrutins. Ceci relève du « déjà entendu » et du « déjà vu » lors des législatives de l’Union et des Iles par un représentant de cette même organisation. Il nous a été confié que le déploiement de la force de l’OUA à Anjouan allait se faire en même temps que celui de l’AND et pourtant ... Nous appelons à la vigilance des Comoriens soucieux du devenir de notre pays, à commencer par le Chef de l’Etat, lui-même, pour exiger, avant la tenue de toute élection, la présence effective de l’Etat à Anjouan, présence devant s’affirmer par l’exercice dans l’île, de toutes les missions dévolues à l’AND. C’est la seule façon d’éviter que ce Nouvel Ensemble Comorien octroyant aux îles une large autonomie ne dérive vers le séparatisme comme en Espagne avec ses communautés autonomes, les Basques et les Catalans essentiellement. Considérant que le soutien de la Communauté internationale et des pays épris de progrès peut s’obtenir à travers des actions et mesures jugées démocratiques et donc bénéfiques pour les populations des pays défavorisés, nous nous permettons de lancer, ici, un appel pressant à la Communauté internationale et aux pays amis des Comores pour qu’ils s’investissent dans la résorption effective de la crise séparatiste qui sévit toujours aux Comores en exigeant le rétablissement de la normalité constitutionnelle à Anjouan, à commencer par le déploiement de l’AND avant la tenue des primaires pour l’élection du président de l’Union des Comores dans les mois à venir.

Fait à Moroni le 9 janvier 2006

Le Secrétaire Général Antoy ABDOU

RDD Rassemblement pour le Développement et la Démocratie BP 5089 Moroni -

Union des Comores Tél. mobile : 00269332463 - 00269735611

E-mail : aantoy1@yahoo.fr

 

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