Holambe Comores  
Les Comores, hier, aujourd'hui et demain
Les comoriens, ici, là bas et ailleurs

Chercher :
Accueil         Qui sommes-nous      Articles/documents         Workshops        Contact        Liens      Fil RSS Holambe Comores

Cahiers
Actualités
Albums photos
Archives
BêTiSeS d’IcI eT d’AiLlEuRs
Billet et Humeur
Calendrier Holambe Comores
Cuisine des Comores et Goûts du Monde
Cultures, Education et Formation
Espace Jeunesse
Fête des mères 2008
Instantanés du village
Le Carnet
Les prenoms comoriens
Lyriques
Paroles de femmes
Portraits
Sciences et technologies
Sorties et Evenements
Tribune libre
Vie quotidienne, vie pratique, bien vivre
Courrier des lecteurs
 
Flash


 
:: Tribune libre ::
MA-MWE, Les mauvaises manières d’un mauvais payeur   
 (par Mohamed Elarif Abdou) : 12 - 10 - 2005
Version HML imprimable
Version PDF imprimable

La société d’eau et d’éléctricité des Comores « MA-MWE » (MAdji na MWEndje) est une des sociétés d’État comoriennes qui arrivent à payer leurs salariés, à chaque fin de mois. Son personnel bénéficie de conditions de travail décentes. Cette régularité de paiement résulte de son dispositif rigoureux de recouvrement des factures. Les retards dans le règlement de ces dernières sont sanctionnés par des coupures d’eau et/ou d’électricité.

Mais l’apparence étant trompeuse, la MA-MWE est caractérisée par sa fragilité économique, illustrée par sa qualité de mauvais payeur. Elle applique à ses clients une rigueur contractuelle qu’elle ne respecte pas quant à l’observation de ses obligations. Ainsi, pour aider économiquement ma famille, donc donner un petit coup de pouce à mon pays, j’ai mis à la disposition de la société MA-MWE, en vertu d’un contrat de location, une camionnette moyennant 15.000 KMF (30 €) par jour, en 2004. L’ayant utilisée pendant une période d’un mois et demi (45 jours), la société MA-MWE n’a pas payé les frais de location, contre partie de son engagement. Elle a ramené le véhicule à mon représentant, demeurant à Chouani, avec des pannes graves. Il ne peut plus rouler. Essayant de comprendre ce qui se passe, je constate que je ne suis pas la seule victime dans cette situation. Nombreux sont les particuliers qui ont traité avec elle et qui ont subi le même sort.

En 2004, n’ayant touché le prix du louage du véhicule, mon représentant aux Comores a essayé d’obtenir un rendez-vous avec le Directeur de la MA-MWE de l’époque, Monsieur Soilihi Mgomri. Malheureusement, il n’a jamais été reçu par ce dernier, malgré les frais de déplacement et le temps d’attente mis pour cette démarche. Il a fini par se lasser et abandonner. En 2005, quand j’étais en vacances aux Comores, j’ai tenté à maintes reprises, comme tant d’autres victimes pour rencontrer Monsieur Said Abasse Allaoui, actuel Directeur de la MA-MWE ; et il n’est jamais là. Avec la même chanson tous les jours, j’ai compris qu’il ne voulait pas se montrer. Le secrétaire joue de couverture pour son chef et assure la réception. Après entretien et laissant mon numéro de téléphone, il me promet que Monsieur le Directeur allait m’appeler. Selon le témoignage d’autres victimes, c’est une manière pour le secrétaire de s’en débarrasser. Ce qui est vrai, car ni le directeur ni le secrétaire ne m’a jamais appelé, durant les trente jours que j’ai eu à passer aux Comores.

La plus étrange information, on vient de me l’apprendre. La moindre réclamation pourrait me coûter quelques jours de prison. Nombreux sont les personnes touchées par ces abus de la MAMWE ; et qui ont subi des menaces. Pour certaines victimes, ces intimidations sont assorties de détention. Ainsi, Fahari un ami, originaire du village de Démbéni Mbadjini a fait quelques jours de prison, pour avoir réclamé auprès de la MA-MWE son dû, fondé sur le même type de contrat, la location de véhicule. Si la MA-MWE continue à abuser des biens et services de compatriotes, sans qu’elle soit inquiétée, c’est parce que elle a le soutient de l’État. Ces abus sont pratiqués directement par elle, mais en réalité cette responsabilité incombe à l’Union des Comores. Si une réclamation de droits a fait de son titulaire, Monsieur Fahari un détenu (prévenu ou condamné), c’est parce que l’État (Union des Comores), détenteur du droit de punir, le cautionne. N’est-ce pas une faillite de l’État ? Une société d’État, puissante qu’elle soit ne peut pas exercer un tel pouvoir.

Face à cette situation, je fais appel à tous les médias (télévision, radios, journaux, sites internet...) organismes et associations nationaux et internationaux, pour dénoncer ces abus de la société comorienne MA-MWE. Ces violations méritent d’être connues par tous pour éviter de prochaines victimes.

Mohamed Elarif Abdou

e-mail : mailto:elarifabdou@free.fr

Tél : 01 46 86 34 54

 

© Les Comores, hier, aujourd'hui et demain - Les comoriens, ici, là bas et ailleurs
http://www.holambe-comores.com -- http://www.holambecomores.com