Monsieur le Président,
Je voudrais vous adresser par cette présente dont je ferai une large diffusion afin d’exposer ce qui suit.
Mon épouse portait une grossesse dont l’accouchement a été prévu pour début juillet 2005. Tous les examens médicaux ont montré que la grossesse progressait parfaitement et mon épouse se portait bien.
Le lundi 10 juillet 2005, la sage femme qui la surveillait lui a demandé de faire un examen d’échographie. Cet examen a été fait à la clinique privée du docteur Issa Soûle qui est le médecin chef du service maternité à l’hôpital El-Maarouf après avoir constaté que le personnel de l’hôpital el Maarouf était en grève. Cet examen a révélé que l’enfant portait le cordon au tour du cou mais toutes les assurances ont été données qu’il n’y avait pas de danger.
Le samedi 16 juillet 2005 à 9 heures, elle a eu un contrôle, tout allait bien. Le dimanche 17 juillet 2005 à 20 heures, après quelques petites douleurs, j’ai aussitôt contacté la sage femme qui suivait sa grossesse ; après consultation, tout allait bien et on se donnait rendez-vous pour une nouvelle consultation ce même dimanche 17 juillet 2005 à minuit. A cette heure là, nous nous sommes rendus à l’hôpital El Maarouf et le Monitoring a été fait, l’enfant se portait bien et on a quitté l’hôpital à lh45 du matin.
Le lundi 18 juillet 2005 à 6 heures du matin, nous nous sommes rendus à l’hôpital avec notre sage femme et le Monitoring ne fonctionnait pas. A notre arrivée, l’hôpital reçoit un appel du Docteur Issa Soûle, gynécologue et médecin chef du service maternité, la sage femme de garde lui a signifié que nous avons une urgence sur place et avant même que le Docteur Soûle ait pu dire un mot, sa réponse était la suivante : « Je pars à Ouzioini pour assister à des obsèques, contactez donc Madame Roukia ».
La sage femme a aussitôt fait appeler Madame Roukia par le standard ; sa réponse était la suivante : « J’étais à une fête "Oukoumbi", je suis rentrée trop tard, je suis fatiguée, mais aussi le temps de me préparer pour une douche et me maquiller donc je ne peux pas être là maintenant ». La sage-femme inquiète par cette nouvelle réponse négative a insisté et par force elle a obtenu l’accord de Madame Roukia de venir. Trois heures plus tard Mme Roukia se présentait, malheureusement c’était trop tard.
On a eu un enfant mort né. « Mort récente » constatent les sage-femmes présentes à l’accouchement.
Monsieur le Président, compte tenu de cette situation et des propos tenus par le DR ISSA en tant que gynécologue et médecin chef du service maternité, (je dois assister
à des obsèques), et Madame Roukia en tant que seule écho graphiste à l’hôpital El-marouf (j’étais à une fête, Oukoumbi, je suis rentrée trop tard et je suis fatiguée), j’ai décidé de porter plainte contre DR ISSA et Mme Roukia pour négligence et non-assistance à une personne en danger.
Je suis conscient que certains médecins exercent excellemment leur fonction mais d’autres aussi sont fréquemment responsables de cas similaires.
Monsieur le Président, votre peuple est constamment en danger par négligence et l’inconscience de certains médecins. Vous êtes le seul capable de changer cette situation afin de sauver d’autres vies.
Djamal ALI MBAE