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Archives Holambe ComoresArchives :: FETE DES MERES
Article archives Coeur ouvert à Maman Amir - Ben Amir Djamal SAADI 29 - 05 - 2005
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Ma douce Maman,

Tu as toujours été présente dans toutes les étapes importantes que la vie m’a offerte. Je n’avais que trois ou quatre ans tout au plus mais je me souviens. Je me souviens comme si c’était hier, de ces nuits, ces merveilleuses nuits comoriennes où toi assise à même le goudron, les yeux rivés vers les étoiles, ma tête collée à tes genoux, le transistor réglé sur radio Comores, nous écoutions les merveilleux contes des « hala halele ».

Ma tendre Maman,

Quand de l’enfance à l’adolescence, de voleur-menteur en footballeur-bagarreur, je te causais les milles et un soucis, tu n’as jamais baissé les bras et tu n’as cessé de prier pour que je me détourne du chemin de Satan le maudit. Et Allah, le Bienveillant, exhauça tes prières. Merci maman et pardon d’avoir fait naître tant de chagrin dans ton cœur et tant larmes dans tes yeux.

Mère,

Je ne te remercierai jamais assez de m’avoir aidé à ouvrir mon cœur pour cet homme que je respectais avec tant de crainte. Sans ta foi, ta bienveillance et ton amour nous ne serions jamais devenus la famille aimante, communicante et soudée que nous sommes. Grâce à tes conseils et à tes valeurs, j’ai saisi avant qu’il ne soit trop tard, la chance que j’avais d’avoir un héros comme père.

Ma merveilleuse Maman,

Toi l’illettrée, l’analphabète, toi qui m’as porté et qui m’a tant apporté, ce que tu m’as enseigné, nul autre savant au monde n’aurait su me l’apprendre. Ce que tu m’as donné, nul autre ne pourrait me le reprendre. Toi si douce, si fragile, tu n’as jamais hésité à lever le ton pour défendre tous ceux que tu aimes.

Amina,

Grand père ne s’est pas trompé en te prénommant ainsi. Nul autre prénom que celui de la mère du Prophète Muhammad (saw) n’aurait mieux collé à ta personne. Ta foi, ta générosité, ta patience, ton humilité, ta dévotion, ton amour, ta bravoure et ta bonne humeur illuminent autant nos vies que le soleil illumine la terre chaque jour que Dieu fait.

Maman Amir,

Quand bien même tu devais lever les yeux pour me parler, quand bien même ma majorité atteinte et quand bien même chef d’entreprise, je restais et je reste toujours à tes yeux ton petit bonhomme, ton petit prince, ton petit bébé. Et c’est pour toutes ces raisons qu’il m’est très difficile avec des simples mots d’exprimer tout ce que je ressens. Je n’oublierai jamais que chaque pas que je fais dans la vie, c’est à toi que je le dois. Merci mon Dieu de m’avoir offert la plus belle maman du monde.

Je t’aime

Ton fils

Ben Amir Djamal SAADI

 

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