Qu’il est agréable de pouvoir un instant savourer un moment calme et silencieux, entendre le son du vent, le bruissement des feuilles, ma respiration, ... Malheureusement, dans notre monde moderne, il est difficile de profiter de ces moments de détente puisque le bruit domine tout.
Il serait rédhibitoire de vouloir le silence absolu puisque le bruit est synonyme de vie : les chants d’oiseaux, un crissement aigu d’insectes, etc.. Mais en ville, le son de la vie est écrasé par les bruits des machines, résultat d’un « monde civilisé ».
Je me réveille aux sons des trains. Ensuite suivent les braillements de mes voisins, des membres de ma famille ; c’est le signal qu’il est temps d’émerger. Et une fois dehors, je suis happée par une cacophonie de bruits :
- vrombissements de voitures, de motos, des klaxons
- de la musique assourdissante que nous imposent certains chauffeurs de voitures et les piétons avec un baladeur portable (à se demander à quoi leur servent les écouteurs ?)
- dialogues privés qui se transforment en une discussion collégiale et les fameuses conversations par téléphone portable (histoire de partager un moment d’intimité avec les autres)
Au travail, ce n’est guère mieux ; c’est loin d’être un havre. Je dois supporter les bruits des appareils nous obligeant à parler plus fort et à écouter la radio avec un fort volume. Je n’oublie pas le ronronnement permanent des ordinateurs.
Et j’en passe. La liste est tellement exhaustive que je n’ai cité que les bruits quotidiens.
Certains diront que le bruit est le prix à payer pour vivre dans une société industrialisée et que seules les villes sont touchées par ce fléau et que les campagnes et les endroits reculés sont épargnés.
Mais voilà, je suis une vraie citadine et je ne me sens pas de vivre hors de la ville. Donc peut-être le juste milieu est de vivre à mi-chemin entre la ville et la campagne.