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Archives Holambe ComoresArchives :: FETE DES MERES
Article archives LA FETE DES MERES CHEZ LA FAMILLE DJAMALIDINE 29 - 05 - 2005
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Issus d’une famille de sept enfants, composée de cinq filles et de deux garçons, nous avons toujours essayé de créer ou d’acheter un cadeau à notre mère pour célébrer la fête des mères.

A la maternelle, on nous apprenait à confectionner une carte de vœux pour l’offrir à notre mère. Maman était toujours contente de recevoir un cadeau de notre part ; en retour on avait droit à de gros bisous et à sa phrase fétiche qui est « oh c’est trop gentil ma (mon) chérie (chéri), merci ». Pour nous, le sourire de notre mère vaut beaucoup plus qu’un millions de dollars ; ça fait tellement chaud au cœur de voir sa mère heureuse.

Plus on grandissait, plus les types de cadeaux variaient ; c’est à dire que nous sommes passés de la carte de vœux confectionnée manuellement au faux bouquet de fleur acheté. Attention maman n’aime que les fausses fleurs ; elle en a tellement à la maison que l’on sait plus trop quoi lui acheter pour son anniversaire ou même par pur plaisir.

Notre maman est une femme géniale ; je pense fortement que les enfants de chaque famille ressentent la même chose pour leur mère. Pour maman, la communication mère-enfants est très importante : on parle de tout et de rien, elle nous a tout appris. En débarquant en France, elle a appris à parler français et comorien par ses propres moyens car elle est née en Tanzanie. Elle nous a enseigné l’anglais, enfin des petites choses dont elle se rappelait comme l’alphabet et les bases de l’anglais.

Quand on était enfant, on se promenait avec maman dans les parcs de notre ville ; elle jouait avec nous au badminton, tennis, même à la course à pied. Aujourd’hui elle dit qu’on est des grandes filles. Un jour on regardait la télévision, elle nous a tous regardés du coin de l’œil et nous a dit « Mes enfants vous avez grandi, cela me fait bizarre. Hier encore vous étiez des petites filles ».

Vous savez une mère est irremplaçable, la notre c’est notre vie. Nous l’aimons du plus profond de notre cœur. Je pense que c’est la fête des mères tous les jours et qu’elle n’a pas besoin de ce jour pour qu’on lui dise qu’on l’aime ; mais elle y tient tellement à ce jour car elle est toujours impatiente de voir quelle sorte de bouquet de fleurs elle aura cette année par ses enfants chéris.

 

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