Nous voilà, vous et moi, Comoriens et Comoriennes de tous rangs, lieux, âges...et oui, nous voilà tous sur la toile, le net, le web, le réseau... Nous voilà branchés au monde, connectés à l’information ou au divertissement !
Nous voilà tous à portée de souris !
Cette petite révolution augure déjà de tout ce que les Comores et les Comoriens sont capables de faire et de construire à travers le monde. Car ce qui frappe de prime abord, la petite surfeuse que je suis, c’est le nombre de références disponibles sur Internet quand vous recherchez "les comores" sur google ou un autre moteur de recherche. Il y a en a exactement 635 000. Pour la plupart, en français mais aussi en anglais et même en espagnol. Bon, relativisons, ils ne sont pas tous l’oeuvre de Comoriens, nombre d’entre eux sont des sites d’organisations gouvernementales faisant référence à notre beau pays dans le cadre d’une étude du climat tropical, des maladies présentes (et exigeant des vaccinations) ou encore parmi d’interminables listes de pays signataires de ceci, présent à telle ou telle réunion...
Bref, rien de bien passionnant pour une petite jevienne qui veut apprendre des choses sur son pays. Qu’à cela ne tienne, le temps où les moteurs de recherche totalisaient, en tout et pour tout, deux références sur les Comores est définitvement ré-vo-lu ! Et ce temps n’est pas si lointain, souvenez vous... l’époque qui nous semblerait presque préhistorique où le mot cyber-café ne recouvrait pas de réalité au pays, où les gens possédant une connection étaient aussi rares que des cocotiers en plein Paris (quoique avec Paris-plage...ils ont tôt fait de nous rattraper mais passons...). Ce temps où pour s’informer, il fallait compter sur des sites autrefois réctualisés de façon sporadique (comptez un nouvel article tous les six mois...en période d’intense activité s’entend !), je parle ici, des désormais incontournables comores-online et autres mwezi-net qui restent les pionniers et donc une référence majeure dans l’info comorienne. (notez que 9 fois sur 10, ce sont les premiers sites qui vous seront proposés sur les moteurs de recherche.)
Mais voici qu’aujourd’hui, l’offre se diversifie, se multiplie et se "comorifie" de plus en plus. Sites persos, blogs, forums, sites d’information ou de propagande (je ne vise personne), vous trouverez tout, tout, tout sur les Comores.
Vous même, peut être avez vous une soeur, une cousine ou une nièce qui raconte ses mésaventures palpitantes au sujet d’un wadaha qui aurait mal tourné sur le net ? Et quand je dis, se "comorifie ", ce n’est pas un vain mot : on voit aujourd’hui apparaître des sites non pas sur les Comores par des Comoriens mais carrément sur un village des Comores par un de ses habitants ! Alors qu’il y a à peine deux ou trois ans, Iconi, M’béni ou Foumbouni ne disaient absolument rien à Messieurs Google, Yahoo ou Voilà (ils nous demandaient invariablement si par "Iconi" on voulait pas dire "icône"...insinuant par là notre possible illetrisme ou plutôt l’inanité d’une telle recherche...)
Aujourd’hui on retrouve le nom de nos villages inscrits en lettres numériques dans ce fourre-tout hétéroclite, généraliste, spécialiste et mondial qu’est Internet !
Alors qu’en conclure ? Tout d’abord, si la grande majorité des sites disponibles, quelle que soit leur spécialilé, n’est pas de très bonne qualité (la plupart sont l’oeuvre, louable, d’amateurs), ils n’en sont pas moins en constante évolution en terme quantitatif et qualitatif. Ensuite, cela change singulièrement notre perception de l’étranger et de l’ailleurs car, alors qu’il fallait poirauter désespérément devant la cabine téléphonique du village toujours en panne pour pouvoir contacter tel ou tel membre de sa famille, sans compter les encombrements les jours de fêtes...
Aujourd’hui il nous est possible d’avoir des nouvelles, presque instantanées, du pays grâce à cet outil très utile qu’est Internet. Certes, tout le monde n’y a pas accès, mais notez qu’en France non plus, et il est vrai que l’absence de l’adsl, et donc de vitesse, peut vite vous faire regretter votre traditionnel poirautage devant la cabine téléphonique du village. Mais là encore, je suis optimiste, nous avons des gens compétents, influents et surtout, internet est un mode de communication démocratique qui se propage dans le monde à une vitesse inouïe et il ne laisse de côté aucun pays. La principale raison est que ce sont les individus qui font Internet, ce ne sont ni les états, ni les institutions ou organisations mondiales qui tissent l’immense réseau de la toile, c’est vous et moi, eux et lui...c’est le commun des mortels qui crée du bout de sa souris et sur sa planche de surf, un monde virtuel qu’il a les moyens de modeler à son image.
La révolution est donc, toujours en marche...