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:: Fête des mères 2008 ::
Ye wuha - Saïd Mohamed Ezidine Said Omar 25 - 05 - 2008
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Bo mama nga mwendo
Ntsu trawa sha nga mwendo
Tsika wuzilinda hasibabu ya nyambo
Ndja hantsi wohamba mbaba hangu ndo.

Bo mama nga mwendo
He shaya tsandziha harumwa wupando
Aya no ni redjeza na muyo mnono
Na msomo ndo zawadi zilindwawo

Bo mama nga mwendo
Namke wanono nyi mwa nipva nyandzo
Furaha na ntseho ngizo harumwe ma lomo
Ne roho ngiyo hama yiremwa nyendo

SAID OMAR Saïd Mohamed Ezidine
Sainte Marie Le 24/10/2002

Pour les amoureux de la langue comorienne, veuillez retrouver une explication de certains termes utilisés par l`auteur :

-  J’ai choisi le terme MAMA, bien qu’il ne soit pas typiquement comorien pour avoir une familiarité avec la mère.
Mdzadze est le mot comorien qui désigne la mère, mais dans le centre de l’île de Ngazidja, il n’est pas utilisé couramment pas les jeunes. Sauf s’il ils parlent de leurs mère à d’autres personnes ou s’ils sont adultes. Celui qui quitte le pays n’est pas encore adulte. Il le sera à sont retour de l’étranger. MAMA exprime une candeur (innocence) de ce jeune qui part.

-  Le verbe attendre se dit en Comorien WULINDA, attendre une chose ou un événement se dit WU YI LINDA (le YI est un « pronom » qui exprime la chose ou l’évènement) et lorsqu’il s’agit de plusieurs évènement on dit WUZILINDA (le ZI est un « pronom » qui exprime le pluriel de ces évènements). Le HU s’utilise pour évoquer une personne. Par exemple TSI KA WUHULINDA (je t’attendais). Dans le cas de ce poème, ce qui est attendu c’est le départ, mais surtout la situation qui se de stress et le mélange de joie et de peine donc ce sont des évènements.

-  NDJA HANTSI WO HAMBA MBABA HANGU NDO = Je n’ai pas laissé d’enfant derrière moi.
Au lieu de NDJA RANTSI HO HAMBA MBABA HANGU NDO = Je n’ai cessé de demander qui est mon père). HO ou WO peut tout changer, comme dans le cas présent. Cela fait partie de la richesse de la langue comorienne. Ce qu’il faut souligner c’est que je préfère parler d’un jeune sans enfant, que d’un jeune sans père.
Il faut aussi souligner la nuance entre HANTSI (Laisser) et RANTSI (Cesser).

-  HARUMWO WUPANDO : Désigne un mur précis (sur le mur), le O est une sorte d’article défini. On sait exactement de quel mur il s’agit. L’article indéfini est le A et cela revient à dire HARUMWA WUPANDO, (sur un mur). Et c’est ce dernier qui est exprimé dans ce poème. Car bien sûr, dans le départ, et l’ambiance, on regarde les visages de la famille pas vraiment les murs ; et donc c’est sur un mur pas sur le mur qu’il écrit son fameux verset.

-  Quelle différence peut on trouver entre MUWO et MUYO. Peut être qu’il n’y a pas, la plupart des personnes du sud de Ngazidja disent MUWO pendant que ceux du Nord et du Centre de l’île disent MUYO. Et encore, pour certains c’est plutôt MOYO. Pour l’exemple, le chanteur Souleinama Mzé Cheick utilise MUYO dans une de sa chanson, si je ne me trompe pas ( Il est du centre de l’île, Mdé) . Pendant qu’un autre de Mbudé que je ne connais pas le nom utilise MOYO. En tout et pour tout, c’est d’abord question de prononciation qui s’explique par l’espace. Le mot pourrait jouer le rôle de signature.
Mais, ce qu’on peut remarquer, c’est que ceux qui évoquent le mot MUYO, s’approche plus du cœur. Et le MUWO ça fait appel à autre chose. C’est plutôt l’âme. MOYO s’approche plus de cœur lui aussi. Donc personnellement, lorsque j’entend MUYO, je pense au cœur et lorsque j’entend MUWO je pense à l’âme (la mort). C’est bien sûr un avis personnel. Qui reste à vérifier pour les intéressés, mais en tout cas, ici j’ai utilisé le mot MUYO. (Je suis du centre de Ngazidja).

-  MZILINDAO : Lorsqu’on utilise ce terme, c’est que ceux qui attende c’est Vous, (Que vous attendez) c’est le M et le DAO qui l’exprime). Par contre si on dis ZILINDWAO (Qui sont attendu), le champs de ceux qui attendent s’élargie. Ce n’est pas que Vous (MAMA) mais d’autres personnes aussi attendent ce ZAWADI ; c’est entre autre le pays qui attend. Donc le mot ZILINDWAWO a tout son sens da ce poème.

-  MWEWUHO : le verbe voler est WUYEWUHA et non UWEWUHA. Ceci dit, pour dire vole, on peut dire YEWUHA, comme le dit le titre du texte, (dans le centre de l’île, Moroni par exemple) mais aussi on peut dire HA WEWUHA, « il a volé » (On le retrouve souvent avec les gens du Hambu, notamment Singani). Mais moi, je choisi d’utiliser NGAM YEWUHO.

 

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