A l’initiative du projet pour l’Elaboration de le seconde communication de l’Union des Comores, une vingtaine
d’experts nationaux se sont réunis jeudi dernier à la salle de conférence à l’école de santé pour mener une
réflexion sur les outils méthodologiques et le cadrage des missions dévolues aux consultants nationaux sur les
changements climatiques, à la lumière des directives de la Convention.
La tenue de cet atelier
a été l’occasion d’asseoir
une compréhension
commune
des différents concepts utilisés
dans le domaine des
changements climatiques et
faire le point sur les faiblesses
relevées lors de la
Communication initiale.
Deux présentations en plénière
ont permis aux participants
de lancer le débat dans des
groupes de travail. Les deux
thèmes débattus ont porté, le
premier sur les inventaires
nationaux de gaz à effet de
serre (GES) ainsi que sur les
mesures d’atténuation. Le
second concernait la vulnérabilité
et l’adaptation. Les
groupes ont d’abord mis l’accent
sur le travail accomplis lors de la première communication
pour en tirer les
leçons.
C’est ainsi que concernant les
GES, il a été noté que les
principaux risques et lacunes
identifiés à ce niveau sont : le
manque de données désagrégées,
dans le secteur de l’énergie
pour réaliser les analyses
à l’aide du logiciel approprié,
la faible fiabilité des
données concernant les secteurs
agriculture et foresterie,
l’insuffisance de la formation
reçue par les experts nationaux
compte tenu de la complexité
du sujet, la non disponibilité
et la forte mobilité de
certains experts nationaux qui
ont été formés.
Il a été noté aussi que sur le
plan institutionnel, une nonstructuration officielle du
Comité en groupes de travail,
la non implication des institutions
détentrices des données
et le cloisonnement de la gestion
de la Convention.
En ce qui concerne la vulnérabilité
et l’adaptation, les
principaux risques et lacunes
rencontrés à ce niveau sont
l’insuffisance des données par
rapport à certaines variables
sectorielles pour l’élaboration
des scénarios climatiques de
référence ; le manque de
modèle climatique régional
ayant une résolution spatiale
adéquate pour l’élaboration
des projections climatiques à
un horizon temporel donné et
la faible résolution spatiale
utilisée dans le cadre de la
Communication nationale initiale ne permettant pas
d’obtenir des résultats assez
précis.
Les participants ont mis l’accent
sur la difficulté d’accès
aux données dans les différents
organismes tant au
niveau de l’Etat que des autres
secteurs. Il a été aussi
demandé de prendre en
compte la nature des prestations
demandées aux consultants
en fournissant les ressources
suffisantes pour que
le travail puisse correspondre
à des critères beaucoup plus
précis au niveau scientifique.
La nécessité d’établir des partenariats
actifs avec les organismes
extérieurs détenteurs
de données sur les Comores a
été soulignée.
A la fin de la rencontre, les
deux groupes ont pris l’engagement
de se revoir rapidement
pour avaliser les termes
de références des consultations
à venir et ce, en prenant
en compte les difficultés
identifiées pour trouver des
solutions qui permettront au
pays de présenter une communication
reflétant son
engagement résolu dans la
lutte contre les changements
climatiques, sur la base d’études
scientifiques rigoureuses.
Hachime Abdérémane
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