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POINT DE PRESSE du GRITAC (Groupe de Réflexion pour l’Intégrité Territoriale de l’Archipel des Comores)   
 (par GRITAC ) : 5 - 05 - 2008
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On ne sait sur quel saint se vouer. Et c’est à n’y rien comprendre.

Pendant que les autorités comoriennes déploient curieusement des trésors d’imagination, à coups d’actes de contritions pour s’attirer les soi-disant faveurs et la bienveillance de leur mentors et contempteurs français, ces derniers restent déboussolés (http://comores4.skyrock.com/5.html) par la dernière trouvaille lumineuse et ô combien efficace des autorités comoriennes : "l’interdiction signifiée aux autorités françaises d’expulser des Comoriens de la terre comorienne de Mayotte vers les autres îles sœurs". Des Comoriens des autres îles sœurs affublés du titre infamant "d’immigrés clandestins" par le criminogène "Visa Balladur", qui réussit à coups de campagnes de désinformation à faire d’une occupation illégale, une affaire d’immigrés clandestins. Tant et si bien qu’on en arrive aujourd’hui d’un côté, à sanctifier la politique de chantage et du fait accompli de la France à Mayotte, qui n’a de cesse de détourner abusivement, le principe "des droits des peuples à disposer d’eux- mêmes", et de l’autre, à occulter l’occupation illégale de l’île comorienne de Mayotte.
L’intégrité des Comores ne peut en aucun cas être saucissonnée. En vertu de notre constitution et des résolutions internationales, elle est une, indivisible et compte 4 îles. Elle ne peut être sacrifiée ainsi, sur l’autel d’accords de coopération, qui ont toujours fait la part belle à la politique d’occupation de l’île comorienne de Mayotte. On peut très bien combattre par les armes s’il le faut le séparatisme anjouanais, mais en aucun cas renoncer à toujours faire valoir nos droits sur l’île comorienne de Mayotte occupée par une puissance étrangère au grand dam de la communauté internationale.

Seules les autorités comoriennes et personne d’autre, encore moins la France (de qui on attend tout à tort),sont habilitées à porter le combat sur tous les fronts. Si elles ne bougent pas, personne ne le fera à leur place. Le Président Sambi l’a bien fait, à juste titre pour fustiger le séparatisme anjouanais (au sein des instances internationales, chez les pays amis etc.). Pour quoi s’est-il toujours interdit pour celui ô combien plus grave, de Mayotte ?
 Faut-il les rappeler ?
1. La participation du Président Sambi aux derniers "Jeux des îles" pour supporter les 3 îles (Ngazidja, Mwali et Ndzuwani) en compétition contre "Mayotte la Française". Ca ce sont des faits concrets
2. Le retrait spectaculaire de la question de Mayotte, de l’ordre du jour des travaux de l’Assemblée de l’ONU. C’est de notoriété publique
3. La signature de l’accord du "Rocher" à Mayotte qui consacre une frontière maritime entre Mayotte et ses autres îles soeurs.
4. Le silence coupable des autorités comoriennes sur les milliers de Comoriens et les expulsions abusives des Comoriens non porteurs du visa Balladur etc.

LA FRANCE DESTABILISEE PAR SAMBI

Après plus de trois décennies de déstabilisation et d’occupation, nous disposons de pas mal de recules, pour ne pas nous contenter d’une politique de fiction, encore moins de voeux pieux, alors que les autorités françaises nous prouvent chaque jour par les actes que la marche vers la départementalisation va irrémédiablement de l’avant dans un silence assourdissant voire avec le soutien agissant des autorités comoriennes.

En persistant dans leur volonté de mettre fin aux déplacements forcés des populations sur leur territoire, les autorités comoriennes en plus de se conformer aux règles et lois internationales en leur faveur, font désormais de "ce crime contre l’humanité", un piler de leur altérité. Au lieu de raser les murs comme elles l’ont toujours fait jusqu’ici, elles sortent pour une fois le contentieux franco-comorien, du huis clos induit par les tonnantes algarades d’une France imbue de sa puissance. Décomplexées et assurées qu’elles sont désormais, du soutien des instances internationales, de la communauté internationale, des associations de la société civile, de la classe politique toute entière, bref de la quasi totalité du peuple comorien. Si on en juge par l’article signé par Laurent Millet dans "LE MAHORAIS" du 29 avril 2008, cette simple interdiction des expulsions de Comoriens de Mayotte, a jeté le trouble sous les lambris des ministères et autres palais de la république.
Même la CIMADE y va de son indignation dans "L’Humanité du 25 avril "en rappelant la vingtaine de résolutions de l’ONU, qui ne reconnaissent pas le droit de la France à gérer l’île" [de Mayotte, NDLR].
Sans oublier le rapport accablant de la CNDS (Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité), sur les agissements de la PAF (Police aux Frontières) à Mayotte, après le naufrage en décembre d’un kwasa kwasa percuté par une de ses vedettes, suivi des décès d’une femme, d’un bébé et de huit disparus, qui échappent du coup au statut peu enviable "d’immigrés clandestins".(http://comores4.skyrock.com/2.html !)
Autant dire que jamais la situation n’est aussi propice à la réactivation tout azimut de l’appartenance de Mayotte à son ensemble naturel, quelque en soit le prix. " La souveraineté, l’unité et l’intégrité de notre pays n’étant ni cessibles ni négociables".

Malheureusement, si nous nous référons au communiqué ([http://comores4.skyrock.com/5.html) en date du 29 avril, du Ministère des relations extérieures sur leurs entretiens avec les émissaires français dépêchés de en toute urgence aux Comores, une fois de plus, il y a lieu de s’inquiéter sur le black out fait notamment :
-  sur le criminogène "Visa Balladur" qui continue de plus bel à faire entrave à la libre circulation des Comoriens sur leur territoire reconnu comme tel et par la Communauté internationale et par la Constitution comorienne, sans que les autorités comoriennes, ne fassent valoir leur bon droit
-  sur le calvaire subi et vécu à Mayotte, par les Comoriens des autres îles sœurs, taillables et corvéables à merci dans l’indifférence totale des autorités comoriennes, plutôt enclines à prêter main forte à la puissance occupante de l’île comorienne de Mayotte (comme le stipulent notamment, les accords honteux et scélérats du "Rocher")
-  sur les Comoriens morts en mer sans sépulture, dans un silence assourdissant des autorités comoriennes pour avoir voulu rejoindre à Mayotte qui un parent, qui un ami, qui une connaissance pour des démarches d’ordre religieux, culturel, traditionnel, social ou commercial... - sur le statut de Mayotte et l’accouchement au forceps, dans un avenir proche, de la départementalisation, sans que les autorités comoriennes ne pipent mot
-  sur les déstabilisations à répétitions et la perpétuation de l’occupation illégale de l’île comorienne de Mayotte par la France, avec curieusement la complicité agissante des autorités comoriennes embourbées dans leurs contradictions

Le GRITAC (Groupe de Réflexion, pour l’Intégrité Territoriale de l’Archipel des Comores)
-  à la mémoire de nos vaillants compatriotes, qui au prix de leurs vies ont bravé et continuent à braver le criminogène "Visa Balladur",
-  au nom du combat désintéressé mené avec abnégation et pour l’amour du pays, par des dizaines de milliers de patriotes comoriens, qui ont ces derniers temps, battu le pavé aussi bien à Paris, à Marseille, à Lyon, à Saint-Denis de la Réunion, qu’à Moroni, à Mutsamudu et surtout à Mayotte...
conjure les autorités comoriennes et surtout au Président Sambi, de marquer leur législature du sceau du courage et de l’honneur, quelque en soit le prix, dans une logique de reconquête de notre souveraineté, de notre dignité et de notre intégrité :
-  en persistant (s’il n’est pas trop tard), dans leur volonté d’interdire tout déplacement forcé de Comoriens, à l’intérieur d’un même territoire les Comores, formées de Ngazidja, Mwali, Ndzuwani et Maore. La suppression du "Visa Balladur" est un préalable
-  en extirpant le contentieux franco-comorien, sur l’occupation illégale de l’île comorienne de Mayotte, du huis clos maléfique franco-comorien, pour un arbitrage international
-  en exigeant de la France des gages de sécurité pour nos compatriotes malmenés à Mayotte, sous la férule de l’administration française
-  en veillant dorénavant à ce que tout accord à venir n’empiète le triptyque "souveraineté, dignité et intégrité", en aucun cas cessible, ni négociable pour un état de droit.

Ce 05 / 05 / 2008
Pour le GRITAC
E-Mail : gritac_2000@yahoo.fr
SAID HASSANE JAFFAR

 

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