La Fondation Comorienne des Droits de l’Homme (FCDH) est une ONG de défense des Droits de l’Homme créée le 29 août 1998 avec l’appellation initiale de Fondation Anjouanaise des Droits de l’Homme (FADH) et devenue Fondation Comorienne des Droits de l’Homme le 15 février 2003. Et depuis, elle a mis en place ses structures nationales et locales dans l’ensemble des 3 îles à la Grande Comore, à Anjouan et à Mohéli.
Depuis sa création, la FCDH s’est donnée les missions suivantes :
Promotion de la démocratie, de la justice sociale, de la paix civile d’une part, et d’autre part la promotion, la protection, la défense des Droits Humains à savoir :
Les Droits Civils et Politiques, les Droits économiques, sociaux et culturels, les Droits de l’Enfant et les droits des Femmes ainsi que tous les autres droits catégoriels, les principes fondamentaux de l’Etat de droit et ses corollaires, la citoyenneté, la culture de la paix, la démocratie et le développement participatifs, l’émergence d’une Société Civile dynamique et agissante.
En outre, la FCDH lutte contre l’injustice, la corruption, l’impunité, l’illégalité, l’intolérance, toute forme de racisme et de discrimination et notamment toute atteinte à la notion fondamentale d’égalité entre les êtres humains et ce sans distinction de sexe, de race, d’origine, d’opinion, de religion ou de croyance ;
Elle lutte contre la pauvreté, pour l’accès à l’eau, et pour la promotion des activités génératrices de revenue.
A la suite de la destitution de Mohamed Bacar, la FCDH a mis en place une commission composée de sept personnes venant des 3 sections de la FCDH, dans le but de recueillir des témoignages sur les exactions et crimes commis par le régime Bacar.
Cette commission a travaillé dans les quatre coins de l’Île d’Anjouan durant trois jours du lundi 7 avril au mercredi 10 avril 2008. Durant cette mission, elle a interviewé des victimes et des familles des victimes du régime Bacar. Lors de ces interviews, la commission a relevé les cas des exactions suivantes :
- Les viols
- Les actes de torture
- Les assassinants et les portés disparus
- Les détenus à mourir de faim
- Les actes d’extorsion de fonds
- Le vol et les actes de vandalisme
- Les exils forcés
- La corruption et le détournement des deniers publics
C’est à travers les témoignages de ces actes que nous avons élaboré le rapport sur les exactions commises par le régime Bacar.
Equipe d’enquêteurs :
MOHAMADI NANSURI RIZIKI (président)
Kaled SAID (secrétaire général)
Antufati Soidri (vice-présidente Mohéli)
Echati Chadhouli
Ahmed Mohamed Allaoui (conseiller technique)
Fatima Bacar
Rapport émanant de la Fondation Comorienne des Droits de l`Homme sur les exactions commises par le régime de Mohamed Bacar