De sa cachette Caambi El Yachouroutu a retrouvé tout son talent d’acteur de comédie indienne. Il appelle tous ceux qui connaissent Sambi pour lui obtenir la clémence. Il est « diabétique, hypertendu, hypotendu, dépressif, anxieux, rhumatisant, asthmatique et ne saurait tenir plus d’un jour en détention ».
Caambi jure par tous les prophètes que son « erreur » est due à son amour pour Anjouan, qu’il s’est « sacrifié » pour empêcher Mohamed Bacar et les « wamatsaha » au pouvoir de faire du mal à Mutsamudu d’où le président Sambi et lui sont originaires.
Plusieurs de ses correspondants ne manquent pas de rappeler que Caambi a refusé il y a quelques mois l’offre de Sambi de l’exfiltrer d’Anjouan pour qu’il abandonne Mohamed Bacar. Le grand malade d’aujourd’hui avait répondu avec beaucoup de mépris qu’il n’était pas homme à se renier. Lui qui avait une « grande expérience internationale » n’allait pas se soumettre à Sambi, un amateur qui ne tiendrait pas la route. Il y a à peine une semaine, Caambi se disait fort des assurances que lui donnait l’ambassadeur de France Christian Job, et certain qu’il n’y aurait pas d’intervention à Anjouan et ironisait sur la naïveté de ceux qui croyaient au débarquement.
Beit Salam n’étant pas réputé pour la gaieté, pourquoi ne pas y affecter Caambi, comme acteur vedette d’un théâtre présidentiel ?