Le « Ndola ya siri (mariage secret ou union secrète) est à l’origine un engagement devant Dieu d’une vie commune future. Un homme et une femme promus l’un pour l’autre mais dont la situation ne permet pas la célébration d’un mariage dans la pure tradition comorienne, seront mariés secrètement pour les préserver des mauvaises langues et des accidents de parcours. Ils sont mari et femme devant Dieu, mais pas devant les hommes.
Le « ndola ya siri » est célébré par un cadi en présence de la famille proche des mariés (parents, tantes, grands-parents, frères et sœurs) : c’est un mariage religieux selon la tradition musulmane. Il est considéré comme une union secrète car personne hormis la famille proche n’est supposée être au courant. Le ndola yasiri ne donne pas lieu à une célébration publique (pas d’invités, ni repas....).
A la suite de ce mariage, les mariés peuvent se fréquenter en tout bien tout honneur en attendant le mariage officiel.
Ce mariage correspondrait à des fiançailles. Les mariés ou fiancés ne peuvent ni vivre ensemble et ni consommer leur union. Ce mariage leur donne juste le droit de pouvoir être seuls sans chaperon et de s’afficher également en public.
Pour vivre ensemble, ils devront s’acquitter du petit mariage (mbayinisho=officialisation) ou du grand mariage (le anda) selon les exigences familiales.
Le temps d’attente entre le mariage secret et le mariage officiel dépend des finances des mariés et des familles concernés ; ce temps peut se compter en jours, en mois, voire en années.
Certaines femmes peuvent dépasser le stade de la ménopause avant de pouvoir vivre avec leurs maris.
Malgré l’interdiction, des couples peuvent céder à la tentation et consommer le mariage. Et certaines femmes peuvent se retrouver enceintes avant l’officialisation de leur mariage.
Dans ce cas, deux solutions possibles :
soit les familles organisent dans l’urgence un mariage officiel.
soit elles avortent seules ou avec l’aide de la famille pour éviter que la honte ne retombe sur la famille.
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