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Le rouleau compresseur autour de Mohamed BACAR   
 (par Kari Abdou ( Toihir)) : 17 - 03 - 2008
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Dans cette guerre de nerfs et le débarquement militaire de plus en plus imminent, annoncée par le président SAMBI depuis plus de trois mois pour libérer l’île d’Anjouan sous le joug de du colonel BACAR, cet apprenti dictateur joue son dernier coup de maître en usant de stratagème pour stopper le débarquement de l’AND et des pays amis. Il dit être prêt à négocier pour organiser des nouvelles élections, tout en précisant qu’il est prêt à mourir pour la démocratie à Anjouan.

Mais quelle ironie ! décidément, le dictateur de Barakani et les deux acteurs principaux : l’Afrique du Sud et la France qui sont derrière lui, ont décidé de piétiner au mépris de l’intégrité territoriale comorienne, les résolutions de l’Union Africaine et du droit de tous les comoriens épris de paix et de liberté, et particulièrement le droit des comoriens d’Anjouan qui sont torturés tous les jours.

Le rouleau compresseur est tellement fort aujourd’hui autour du colonel BACAR que l’Afrique du sud et la France viennent de lui conseiller de jouer sa dernière carte qui est celle de la négociation, dans l’idée de gagner du temps, en repoussant l’échéance de la guerre que le président de l’union de Comores vient de lui imposer.

Face à cette situation, la société civile, les médias comoriens et les politiques doivent se mobiliser pour saisir cette belle occasion pour dénoncer les positions maléfiques et dire non à l’ingérence des sud africains et des français sur le règlement de ce conflit. Il faut oser dire à BACAR et à ses acolytes que le temps de la négociation est dépassé et place à l’action en première ligne. Le débarquement à Anjouan s’avère incontournable. Si le gouvernement de l’union doit ajourner les opérations du débarquement, cela pourrait se faire sous une seule condition : le petit dictateur doit quitter immédiatement les Comores pour le Sénégal ou la Tanzanie et surtout pas pour la France ou l’Afrique du sud car ces deux pays ont une attitude partiale sur la gestion de ce dossier.

A tous les comoriens épris de paix et de liberté, je leur dis que si nous ne saisissons pas cette occasion d’aller jusqu’à Anjouan pour déloger BACAR, non seulement Mayotte ne reviendra jamais, mais aussi le pays sera désintégré en micro états. De même que cette occasion est trop belle pour montrer à l’ancienne puissance coloniale et la puissance régionale montante que les temps ont changés et le coût de fusil ne résout pas les conflits aujourd’hui.

Alors mes chers compatriotes, cette affaire n’est pas seulement l’affaire de l’Etat comorien, mais la guerre de tous les comoriens : société civile, médias , politiques etc. Tous nous devrons organiser des manifestations tous les jours pour prouver qu’aux Comores, il n’y pas que le gouvernement et par conséquent ce dernier ne doit pas toujours subir les diktats de la France et de l’Afrique du sud.

K.A.Toihir

 

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