Nous connaissons tous ces petits gadgets que l’on trouve sur les tableaux de bord des voitures d’aujourd’hui, pour frimer chez certains et très utiles pour les autres. Ces gadgets sont les derniers récepteur de système ne navigation GPS.
Ces appareils électroniques sont capables de donner notre position géographique à quelques mètres près. Une fois que certains logiciels de navigation sont installés, ils peuvent nous guider pendant nos petites sorties en ville ou sur l’autoroute en nous donnant des directions précises sur le chemin à prendre jusqu’à notre destination. Les ordres viennent de la voix douce d’une femme qui t’accompagne sur tout le trajet (pourquoi ça doit toujours être la voix d’une femme ?).
L’utilisation du GPS n’a pas toujours été aussi vulgarisée. Le NAVSTAR GPS a été développé par le Ministère de la Défense des États-Unis. Il consiste en un groupe de 24 satellites stratégiquement placés sur une orbite géostationnaire. Il était seulement utilisé pour des fins militaires comme dans la précision des bombes et missiles "intelligents". Durant les années 80, Ronald Reagan, alors président des États-Unis, autorise son utilisation par le public. Bien que l’application du GPS fût disponible pour le public, il y avait en son utilisation beaucoup de limites. Les coordonnées géographiques n’étaient pas très précises comme elles le sont aujourd’hui. Il est à présent utilisé dans plusieurs domaines techniques comme en télécommunications, en hydrologie, etc.
Aujourd’hui, fini les grosses cartes encombrantes, fini les grosses boussoles. Le chauffeur de taxi dans les grandes agglomérations n’a pas à mémoriser tout un tas de parcours. On peut facilement et tranquillement faire le tour de tout le pays puisque le récepteur GPS de navigation donne non seulement les directions, mais aussi les emplacements d’hôtels, restaurants et toutes autres attractions sur le chemin.
Aux Comores, le GPS ne me serait pas vraiment d’une grande utilité. Je connais par coeur "l’autoroute" à prendre pour me rendre de Chouani à Moroni et quelle "sortie" prendre juste après M’de. Mais il serait certainement utile aux pêcheurs. Ces pêcheurs qui "bravent" la mer sans outil de navigation ni quoique ce soit d’autre pouvant les aider en cas d’urgence. Bien sûr qu’ils peuvent toujours utiliser les étoiles pour se rendre à bon port. Seulement je ne sais pas combien de ces braves gens peuvent trouver ORION sur un ciel bien clair. Combien de pêcheurs s’égarent en mer chaque année ? Les plus chanceux finissent sur les côtes d’Afrique tandis que la plupart finissent disparus et sont présumés morts après.
Le GPS peut prévenir beaucoup de ces fatalités. Avec le GPS, le pêcheur comorien peut se hasarder de plus en plus loin des côtes avec la garantie de ne pas se perdre. Il saura à tout moment sa position exacte par rapport à son port. À part l’aide sur la navigation, le pêcheur peut aussi mettre dans la mémoire de son GPS l’endroit précis où il y a une forte concentration de poissons et où la pêche est bonne. Avec cela il peut facilement y retourner, espérant que les poissons n’ont pas changé de zone. Muni d’un détecteur de poisson (fish finder), ces autres petits gadgets qui aident à trouver les zones à forte concentration de poissons, et d’un récepteur GPS, le pêcheur comorien serait sûr de rentrer à la maison avec ses mains bien pleines.