Le militaire de l’AND blessé est dans un état critique à l’hôpital El Marouf après plus de 6 heures d’opération. L’intervention commando d’hier et l’accrochage qui en a suivi sont l’objet de spéculations sur l’ampleur de l’engagement.
La très partisane façon dont RFI a relaté l’évènement laissant entendre un échec de l’AND, et introduisant aussitôt la proposition de Mohamed Bacar d’une confédération est répétée à satiété par les adversaires de Sambi.
Ce qui est inexplicable est la façon dont le régime fait ou laisse dire que l’action commando d’hier n’avait pas reçu l’aval de l’autorité politique et que les officiers Mataba et Combo Ayouba ont agi de leur propre chef. Aucune action ne devrait avoir lieu avant le rassemblement de toutes les troupes des pays amis et une réunion d’état major qui n’avait pas encore eu lieu
Holambecomores, réfute cette version. L’incursion d’hier fait suite à celle de Sima/ Bimbini revendiquée par le chef d’état major lui même auprès des journalistes.
Il est incompréhensible, que deux officiers aient pu d’eux mêmes mobiliser un bateau affrété, sans l’aval de l’état major et du commandement politique. Ce comportement des autorités s’explique par une cacophonie qui a toujours existé au sommet du régime Sambi. Certains ont pris l’information de RFI pour argent comptant et ont tout de suite trouvé cette mauvaise parade.
Cela est d’autant plus incompréhensible, que l’action n’est pas un échec, même s’il y a un blessé grave. Le Commando a pu libérer des prisonniers à Domoni, s’emparer de personnalités du régime Bacar et prendre pied à Anjouan. La réaction de la population a été plutôt positive.
Le gouvernement Sambi doit plutôt contrôler sa communication.