Une équipe d’une douzaine de mercenaires ukrainiens qui a accompagné les hélicos étudie avec l’armée comorienne l’utilisation des engins dans le conflit.
Officiellement ils serviront au transport de troupes et à l’évacuation des blessés ; manière de dire que les hélicos ne seront pas armés. Les mercenaires eux, doivent se familiariser avec le pays et se pénétrer de la stratégie envisagée par l’état-major.
Les Ukrainiens originaires d’une région où le trafic d’armes a pignon sur rue, s’inquiètent de l’arsenal de Mohamed Bacar.
Le chef d’état-major comorien le colonel Salim a tenu à s’assurer auprès des français que Bacar n’a pas bénéficié de complicités plus ou moins officielles de leur côté, pour acquérir des missiles et autres armes anti-aériennes. Beit Salam avait fait une fixation sur les missile aériens Stinger. Il est convaincu maintenant que Bacar n’en possède pas. Les Américains veillent sur cette arme et n’accepteraient pas le risque de la voir -même par amis interposés - dans un milieu aussi perméable qu’Anjouan, lieu de tous les trafics.
A Moroni il y a ceux qui croient que Bacar bluffe, qu’il n’a aucune capacité défensive et encore moins offensive, et ceux qui prennent très au sérieux les confidences distillées par le dirigeant rebelle sur son arsenal et sa détermination à donner une leçon définitive à l’armée de l’Union. Les Ukrainiens demandent quelques jours pour se faire une opinion et peut être renégocier les primes.
Entre temps la énième annulation de la mission de la dernière chance a été faite ce lundi 18 février. Le premier secrétaire de l’Ambassade des USA à Antananarivo est à Moroni depuis une semaine pour préparer la visite de son Ambassadeur qui devait faire partie de la mission.
Pour la deuxième fois il a du annuler la réception que l’Ambassadeur Niels Marquardt devait offrir en l’honneur du vice-amiral Philip Greene, Commandant de la Task Force Combinée - Corne de l’Afrique, réception qualifiée par un vice-président de rassemblement pour une
pression anti-débarquement.
Les Sud-Africains n’invoquent plus le calendrier chargé de Mme Zuma. L’ambassadeur de France qui avait confirmé à ses amis comoriens l’arrivée de la délégation le 19, ne dit mot.
Les Sambistes, gonflés à bloc par les hélicos, égrènent le chapelet : débarquement incessant, débarquement incessant, débarquement incessant...
Ceux qui répondent inchallah semblent constituer la majorité de la population. Dans les plus hautes sphères du régime, certains doutent encore.