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Projection du film "la maison de Mariata" à Paris et en région parisienne 9 - 02 - 2008
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La Maison de Mariata est un film de Mariata Abdallah et Gaëlle Vu. Ce film est une discussion entre deux femmes. Il nait d’une relation où le cinéma a une place importante Le film est nait du désir de Mariata de raconter son histoire, à partir d’un matériel vidéo qu’elle ramène des Comores.

Le film est programmé

  • Du vendredi 15 février au vendredi 29 février à Paris à Images d’Ailleurs / Cinéma la Clef
    Tous les jours à 20h, sauf dimanche à 18h/ soirée film et débat en présence d’une des réalisatrices Le vendredi 15 février à 20h

    Adresse : Images d’Ailleurs / Cinéma la Clef21, rue de la Clef 75005
    http://www.allocine.fr/seance/salle_gen_csalle=C0170.html

  • 1er mars à Pantin, à Ciné 10 lors de la soirée d’inauguration pour le Lancement des écrans parallèles
    film et débat en présence d’une des réalisatrices
    http://www.cine104.com/

Autres dates et salles de projection sur http://www.holambecomores.com/public/article1255.html

Un article sur ce film est apparu sur le site de Kweli : « La maison de Mariata », respiration d’une femme bafouée

Vous pouvez lire ci-dessous les critiques de ce film :

  • Patrick Leboutte, critique, essayiste. Il a dirigé la revue L’Image le monde, il enseigne l’histoire du cinéma à l’INSAS (Bruxelles)

    La Maison de Mariata conte l’histoire d’un mariage aux Comores, pays où la polygamie est non seulement légale, mais coutumière. Apprenant le prochain mariage de son époux avec une autre femme que sa soeur lui a choisie, Mariata, femme de ménage dans un hôtel à Marseille, décide de l’accompagner au pays pour être présente à ses côtés pendant toute la durée des cérémonies, quelle que soit sa douleur. Les images qu’elle en rapporte, sur support vidéo amateur, ont été tournées en partie par leur fils ; ce sont en quelque sorte des images privées, familiales, sans la moindre ambition professionnelle : leur force est celle d’un document brut témoignant de manière inédite d’une culture africaine populaire, musulmane et polygame. Ces images, Mariata les donne à son amie Gaëlle Vu, cinéaste franco-vietnamienne, habitant comme elle le quartier du Panier à Marseille. Toutes deux décident d’en faire un film qui s’élabore sous nos yeux dans une étroite complicité, patiemment, chemin faisant.

  • Gaëlle Vu, réalisatrice de La Maison de Mariata

    La Maison de Mariata est placé sous le signe de l’idéogramme chinois « an » qu’on peut traduire par paix, calme, repos... Idéogramme formé de deux éléments primaires : le toit, au-dessus de la femme.

    La femme est Mariata. Le toit est défini par l’espace où est Mariata : le maison qu’elle construit aux Comores, celle où elle vit en France, celui imaginaire où, elle et moi, nous parlons en buvant le thé. Espace ouvert au spectateur : il lui estproposé d’y entrer et d’y rester, le temps du film.

  • Jean-François Neplaz, cinéaste, président de Film flamme, producteur de La Maison de Mariata
    Dans La Maison de Mariata, Gaëlle Vu aborde audacieusement tant de questions sociales et cinématographiques de façon novatrice que seul le support film permettait de respecter la matière originelle de la vidéo VHS SECAM, de donner sa force aux gestes des protagonistes, d’élargir le cercle des spectateurs... Et par là aussi, sauver de l’effacement un témoignage de milliers d’heures de langage de son et d’images enregistrées, que les Comoriens utilisent comme courrier (comme langue ?), devenant (qui sait ?) le premier peuple de l’ère audio-visuelle.
  • Olivier Barlet, critique (magazine Continental, Africultures), délégué pour les films d’Afrique auprès de la Semaine de la Critique du festival de Cannes.
    Qu’est-ce que l’exotisme ? Une idée de l’Autre, une élaboration de l’étranger, être ou paysage, décor de nos désirs, nos fantasmes, nos utopies. Une image en somme. L’exostisme demande des cartes postales : ces décors où pourront se projeter nos représentations, celles du barbare, du sauvage, du primitif, toujours mélange de fascination et de rejet. Il est sans doute vital de chercher parfois à briser le cercle si naturel et très vicieux de la représentation imaginaire pour explorer ce que pourrait être l’Autre en simplicité, sans traduction, par lui-même. Le besoin d’exotisme est tel que cela ne peut être que violent. Une violence faite au spectateur, une cruauté au sens d’Antonin Artaud, apte à déconstruire les visions figées.

Ce film est distribué par une association de cinéma de marseille. Vous pouvez trouver des informations complémentaires concernant leur travail associatif autour du cinéma sur le site : http//www.polygone-etoile.com

 

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