Elle est belle, hélas,elle souffre d’une maladie honteuse
Elle n’a ni du courage ni une vie heureuse
Elle ne ferai pas de vieux os
Elle est trempée jusqu’aux os
Parce qu’elle a trahi son sang
Depuis qu’elle a copié le comportement indécent
La maladie qui aime se nourrir d’une chaire
Dont le corps se vend moins cher
La condamne à baisser sa tête, à verser de torrent
Des larmes cuisants abîmant son corps aberrant
La tête entre les mains, elle attend son ultime voyage
Dont les douleurs pervertissent son visage .
La solitude,le dégoût,l’angoisse lui gagnent
Comme un forçat purgeant sa peine au bagne.
Ses yeux sont endommagés par la pusillanimité
Qui lui privent toutes les possibilités
D’entretenir toute correspondance
Avec ses ami-es d’enfance
Elle est maudite,rejetée,bannie
Comme un badaud accusé de calomnie
O mes ami-es attention ce dieu sida, maladie
Qui ne conduirait jamais les vagabond-es au paradis !
Dit -elle avant d’avaler son bulletin de naissance
Voilà ce qu’on attend de cette vie privée d’espérance.