Au printemps de mes jours
J’ai promené le regard au soleil couchant
Mon cœur a ressenti le poids d’un monde à l’agonie
Il t’a cherchée dans les eaux jaillissant de la beauté
Il a cherché ton souffle parmi les âmes vertueuses
Sur les nuages dormant j’ai cherché à lire ton nom
A voir ton visage sourire au dieu du Mal
Je n’ai vu ni tes yeux ni tes dents
Ni tes yeux ni tes dents inconnues
Je n’ai même pas entendu ta voix candide
qui berce mes rêves
J’ai pris la patience dans les mains
Les prières dans les mots de toujours
J’ai voulu trahir l’âge
Bondir d’un coup pour percer le mystère
Rien que pour sentir ton odeur inconnue
qui me fait frémir les narines
Malheur à celui qui t’a vue
Et vole à ma vue cette forêt de merveilles
Où se repose la beauté d’un être fuyant mes yeux
Quel incendie brûlerait les charmes de la vie
Et laisserait ton souffle, ton souffle
que cherche mon cœur ?
Âme inconnue ! Je t’ai cherchée parmi les inconnus
J’ai crié « pitié » au ciel
Loué la beauté avec l’éloquence du poète
Et je t’ai cherchée parmi les voisins. Personne ne t’a jamais
Vue. Un jour, je respirerai l’or de ton souffle.
Nadjloudine ABDELFATAH