L’heure de la ruse sonna
Les caméléons sortent de leurs trous de sandwich,
Voyagent de village en village,
Sur les routes âpres, mal aplanies
Vent, pluie , soleil accablant les dépriment
Mais galvanisés derrière eux par une nuée de « nomades »
Qui avancent à l’aveuglette
Tous leurs trous sont en effervescence.
Cet enthousiasme né d’un esprit mesquin fait le bouche-trou
Chants traditionnels, danses folkloriques
Sons de youyous les accueillent chaleureusement.
Dans les agoras où ils font flèche de tout bois,
Dictent courageusement leurs projets mort-nés
Une fois la mission accomplie, leurs promesses
Vont à vau-l’eau, ils s’approprient
Ils règnent en tyran, la vérité est mise aux oubliettes
Leur ville déserte devient malheureusement en bordel
Au milieu de ses eaux dures on découvre jour après jour
Une marée de cadavres humaines victimes de naufrage
Qui s’y noient qui s’y trempent s’y flottent, hommes et femmes
Qui s’y parcourent chercher leur vie
Dans une île sœur étant à la botte de l’ancien Occupant.
O mon Dieu, sauve cette ville déserte qui n’est ni assise ni Debout
Orpheline d’un artisan !