O toi douleur aussi vieille que le monde
Longtemps tu te réfugies dans mon corps apparemment stérile !
Là dans, jour et nuit, des voix inaudibles semblables à celles des ondes
Source de ton être se dessinent, pèsent dans ma conscience, parait- il
Que je vais finir ma vie dans cette misère !
Dis- moi, viens tu du ciel ou d’une bouche pécheresse ?
Ton lot est d’être mère
Productrice de mes maux, de mes tristesses
De mes péchés, de mes songes,
De mes songes tantôt avortés, tantôt boiteux ?
Mon corps méritant estime est en gage
Depuis que j’ai banni le monde hideux
O toi douleur stagnant dans mon corps longtemps appauvri
Oublie- moi, oublie-moi pour trouver la paix intérieure
Sache bien que je suis meurtri
De deuil. J’ai mal partout et tu es la cause majeure