Je songe à toi ô ma terre natale
Je pense aux caresses de ton climat tempéré
De loin, je m’abreuve de tes eaux douces
Je ferme les yeux et vois germer de ta fertilité
Les mille fleurs qui embaument l’arc- en - ciel de chez nous
T u n’as rien à jeter :
Les arbres flamboyants soufflent douceur
Et le kashkazi apporte saison et récoltes
Ces mélodies discrètes mélangées
Avec l’harmonie tranquille des oiseaux,
Des oiseaux sauvages te font oublier les douleurs de l’âme
Je me souviens encore de cette verdure fleurie
Aux pétales embrassant les fruits en chrysalides
A fleurs et sans fleurs aux fruits délicieux
Et les feuillages encadrant nos villages comme un nid
D’oiseaux.
O terre nourricière d’un beau peuple laborieux
Aux besoins d’un peuple vivant de l’agriculture non motorisée
O ma terre bien aimée, fais réveiller ton intelligence légendaire
Que nous nous enrichissons de tes trésors avec raison
Et savoir l’essence, le souhait
D’un peule souriant, accueillant
Fort de sa civilisation
Par son authenticité
Et sa tenue authentique
Abdou Djohar