MOUROUA
Mouvement pour la République, l’Ouverture et l’Unité de l’Archipel des Comores
DÉCLARATION GÉNÉRALE
A presque mi-mandat de la magistrature du Président Sambi, la situation générale de notre pays continue de
se détériorer, amenuisant chaque jour l’espoir profond des Comoriens de voir :
S’instaurer le dialogue et la concertation entre l’exécutif de l’Union et ceux des îles Autonomes,
Se mettre en place une véritable justice indépendante, gage d’une lutte contre la corruption et pilier d’un
véritable Etat de droit
S’amorcer un véritable décollage économique capable de réduire la pauvreté dans notre pays.
Le MOUROUA déplore profondément qu’encore une fois la population ait à faire les frais de l’incapacité des
autorités de l’Union comme des îles, à s’occuper des priorités du pays. Ainsi :
Considérant que la lutte contre le séparatisme ne peut souffrir d’aucun compromis avec les autorités
illégales qui dirigent actuellement l’île Autonome d’Anjouan
Partageant entièrement les mesures préconisées par la Communauté Internationale pour trouver une
issue rapide et définitive à la crise séparatiste qui dure depuis 10 ans,
Regrettant profondément que les autorités actuelles aient laissé de côté ce pour quoi elles ont été
élues, en particulier la lutte contre le chômage, contre la pauvreté, contre la corruption et pour une
justice indépendante et fiable, garante d’un Etat de droit,
Constatant l’abandon continu des secteurs sociaux et vitaux du pays, en particulier la santé,
l’éducation, les infrastructures de base, notamment les routes, l’eau, et l’électricité,
Exprimant notre total désaccord avec les méthodes du gouvernement censées relancer l’économie, au
mépris de toute procédure légale et des règles de transparence communément : vente du
Galawa/Maloudja, licence sur les technologie de l’Information et de la Communication (TIC),
privatisation de la gestion du port de Moroni et de l’hôtel ltsandra, sans concertation avec les autorités
et élus des îles, ni débat public, ni appel d’offre international,
Le MOUROUA, résolument engagé dans une opposition démocratique et républicaine, demande
solennellement et avec insistance aux autorités de notre pays, de se ressaisir et de mesurer la gravité de
la situation actuelle, par un engagement dans une bonne gouvernance crédible de l’Etat.
Le MOUROUA condamne fermement l’initiative du président de l’île autonome de Ngazidja visant de fait à
sortir les autorités rebelles d’Anjouan de leur isolement
Le MOUROUA condamne également toute tentative de déstabilisation des institutions et exige à la fois
leur respect et l’achèvement de leur mise en place, telles que définies par la constitution. Les ajustements
constitutionnels nécessaires devront être envisagés dans un cadre de respect des règles
’constitutionnelles, d’apaisement, de consensus et de réconciliation nationale.
Le MOUROUA - propose qu’une grande concertation soit instaurée entre les autorités de l’Union, celles
des îles, les élus de la nation, les partis politiques et les acteurs de la société civile. Cette tradition qui a
souvent sauvé notre pays du péril, doit demeurer un des acquis majeurs de notre démocratie.
Dans cette perspective, le MOUROUA soutient d’une part, la proposition de l’Union Africaine relative au
Comité inter-îles sur le partage des compétences et la rationalisation des arrangements constitutionnels et
d’autre part, l’organisation dans ce but d’une conférence nationale, au lendemain des élections
présidentielles de l’île Autonome d’Anjouan.
Moroni, le 05/11/2007
Le bureau politique du MOUROUA