Le 13 septembre 2007 a débuté le ramadan aux Comores. Pendant un mois, les comoriens comme les tous musulmans dans le monde, vont jeûner. C’est une période de prière et de recueillement, une période d’abstinence et de renoncement, mais le plus important c’est que c’est aussi une période de partage et de convivialité. La rupture du jeûne est un moment sacré, on mange, on partage et on prie.
Mais cette année le ramadan risque d’être bien morose aux Comores. Eh oui, le ramadan tombe en septembre juste après les grands mariages de juillet-août où les comoriens se sont adonnés à des dépenses effrénés. Les poches et surtout les réserves sont vides. En effet une pénurie de denrées alimentaires frappe le pays de plein fouet. Les produits de base sont introuvables ou hors de prix.
La farine qui palliait à la pénurie chronique des produits locaux (bananes, manioc,.....), est introuvable, donc pas de pain, ni gâteaux à base de farine (mkatra futra, lihoho.....), mets de choix pour une rupture du jeûne.
Les fameuses « mabawa » (ailes de poulet dont les comoriens raffolent) qu’on ne trouvait plus un peu avant le ramadan, sont de retour sur les marchés de certaines localités comme Moroni suite à un arrivage récent. Mais personne ne sait si le stock tiendra la route.
Le poisson est hors de prix, le kilo est passé de 1250fc à 2250fc. D’autres produits comme le riz , l’huile sont très chères.
Alors à quoi ressemble cette année le rituel de la rupture du jeûne dans nos îles ? Combien d’invités à table ? Et enfin combien de plats la maman comorienne peut -elle préparer pour ses « wafunguzi » ?