Holambe Comores  
Les Comores, hier, aujourd'hui et demain
Les comoriens, ici, là bas et ailleurs

Chercher :
Accueil         Qui sommes-nous      Articles/documents         Workshops        Contact        Liens      Fil RSS Holambe Comores

Cahiers
Actualités
Albums photos
Archives
BêTiSeS d’IcI eT d’AiLlEuRs
Billet et Humeur
Calendrier Holambe Comores
Cuisine des Comores et Goûts du Monde
Cultures, Education et Formation
Espace Jeunesse
Fête des mères 2008
Instantanés du village
Le Carnet
Les prenoms comoriens
Lyriques
Paroles de femmes
Portraits
Sciences et technologies
Sorties et Evenements
Tribune libre
Vie quotidienne, vie pratique, bien vivre
Courrier des lecteurs
 
Flash


 
:: Tribune libre ::
Déclaration de Mohamed El Kabir Abdoulaziz*, ex-candidat aux élections présidentielles 2007 de Ngazidja 31 - 08 - 2007
Version HML imprimable
Version PDF imprimable

ALLIANCE NATIONALE DU DÉVELOPPMENT & de LA RÉFORME
MABADILIHO

Moroni, le 29 Août 2007

DECLARATION N°3

"Le présent et l’avenir de Comore sont enjeu"

Chers compatriotes,

Merci à tous et à toutes nos compatriotes, de l’intérieur et de l’extérieur, qui osent s’exprimer sur le sujet de "séparatistes anjouanais", considéré, à présent tabou, en raison de l’appartenance anjouanaise du Président de la République, Son excellence Ahmed Abdallâh SAMBI.

D’autres déclarent que la population de Ngazidja et de Mwali devrait laisser la crise séparatiste aux autorités (gouvernement, députés...etc.) ; ce qui est le cas jusqu’ici. Mais pour quel résultat ?

Les uns et les autres oublient cependant que dans une démocratie, tout le monde a le droit de s’exprimer, de présenter des propositions, de manifester, d’inciter, de prendre des initiatives personnelles et collectives en faveur d’une cause ou d’une question d’intérêt national.

En d’autres termes, plus riens ne vaut désormais un débat national sincère sur le séparatisme.

Qu’a -t-il fait l’Etat Comorien vis-à-vis des revendications des séparatistes anjouanais ?
Sous prétexte de vouloir sauvegarder l’Unité nationale, l’Etat a accédé aux revendications même les plus absurdes des séparatistes ; il a notamment :

-  Changé de constitution ;

-  Changé de dénomination ;

-  Introduit la présidence tournante ;

-  Dépensé voire dilapidé dix ans durant
, l’argent du contribuable pour organiser des pourparlers, conférences, colloques, voyages, réceptions de délégations pour la cause séparatiste.

Malgré ces douloureuses sacrifices, Anjouan persiste dans sa logique séparatiste allant jusqu’à compromettre tous les acquis de la réconciliation nationale. Face à cette situation gravissime, les autorités d’aujourd’hui, avec à leur tête le Président de l’Union Ahmed Abdallah Sambi, témoignent leur manque d’imagination et d’initiative, se limitant à dire ’’Oui’’ aux décisions de la communauté internationale comme si ’’le Comore était sous mandat international’’ et à dire « oui » aux revendications des séparatistes.

Quels moyens constitutionnels et politiques manquent-ils à l’Etat pour obliger le Président de l’Union à assumer les obligations suprêmes à lui dévolues par la constitution pour la défense et la préservation de l’unité et de l’intégrité du territoire, d’autant que les séparatistes (aussi bien ceux qui gouvernent Anjouan que ceux qui gouvernent avec lui Ngazidja et Mohéli) dans leur scénario ne visent qu’à mettre un terme à l’existence de la nation Comorienne ?

Pour résoudre la crise séparatiste, tout citoyen comorien a le devoir de faire des propositions concrètes.

Solutions envisageables à la crise séparatiste :
Il est, d’abord, nécessaire, de comprendre la complexité de la solution à une crise séparatiste. Dans l’histoire des conflits humains, aucun mouvement séparatiste n’avait spontanément, cessé sa rébellion sans pressions. Que sont-elles, alors, les solutions et les pressions possibles ?

  • Solution négociée ;
  • Pression militaire ;
  • Pression sociale ;
  • Pression financière ;
  • Pression juridique.

  1. Solution négociée :
    L’expérience de dix années de négociations et de pourparlers n’a abouti qu’au renforcement du mouvement séparatiste avec aujourd’hui l’adhésion de nouveaux poids lourds tels que : Caambi Al-yachrutui, Mdjamawé, Mme Réhéma Boinali, et j’en passe.

    Il ne faut pas, alors, rêver une solution à cette crise par la négociation. Il ne nous reste, donc, que les solutions par pressions.

  2. Pression militaire :
    En 1998, sous l’ordre du Président TAKI, un contingent de l’AND (Armée Nationale de Développement ) avait débarqué sur Anjouan. Mais le citoyen Sambi, député à l’époque, était catégoriquement contre cette intervention, la jugeant contraire aux intérêts anjouanais. Pourrait-il être sincère quand aujourd’hui il parle de conduire une action similaire sur cette île ?
  3. Pression sociale :

    La pression sociale serait également difficile car elle devrait être organisée, orientée et soutenue par l’Etat ; ce qui ne semble pas réaliste.

    Il ne nous reste, donc, que deux solutions : Financière et juridique.

  4. Pression financière : Elle se traduirait par :
    • L’arrêt complet de l’assistance budgétaire de l’Etat comorien au gouvernement séparatiste ;
    • Le renvoie de tous les fonctionnaires anjouanais exerçants dans les administrations de Ngazidja et de Mohéli ;
    • L’application d’un embargo de tous produits en provenance et à destination d’Anjouan.
  5. Pression juridique :
    Sous cet angle, le pouvoir judiciaire devrait déclencher un mécanisme visant la traduction en justice des anciens et nouveaux séparatistes :

    • Un mandat d’arrêt national et international à l’encontre de tout séparatiste avéré à commencer par les autorités anjouanaises actuelles ;
    • La restauration de la "Cour Suprême" par les assemblées fédérale et régionale afin de juger les séparatistes et les graves délits commis par les autorités ainsi que par les citoyens ;
    • L’instauration, par lesdites assemblées et la "Cour de la magistrature", des lourdes peines réservées à toute personne, qui que soit, qui mettra en péril, l’Unité nationale, l’intégrité territoriale et la sûreté nationale des Comores.

Dans tous les cas, la pression populaire est plus que nécessaire. Ainsi, je salue la position de plus en plus critique de tous les élus de Comore à l’endroit du Président de l’Union qui, manifestement, ne se rend pas compte que comme la si clairement déclaré le Président de l’Assemblée de l’Union, son excellence M.Dhoiffir Bounou, dans son discours d’ouverture de la présente session extraordinaire des députés : ’’Chaque jour qui passe rapproche notre pays du chaos’’.

En ce moment critique et douloureux que traverse le Comore, je voudrais lancer un appel solennel à tous les patriotes comoriens : personnalités politiques, Oulamas et notables afin de prendre leur responsabilité pour le salut de notre patrie.

MOHAMED EL KABIR Abdoulaziz

Ex-Candidat aux élections présidentielles de Ngazidja

 

© Les Comores, hier, aujourd'hui et demain - Les comoriens, ici, là bas et ailleurs
http://www.holambe-comores.com -- http://www.holambecomores.com