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Communiqué du Groupe de Réflexion pour l’Intégrité Territoriale de l’Archipel des Comores (GRITAC) datant du 02-09-2007
(par GRITAC ) : 3 - 09 - 2007 |
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Salam à tous.
Nous venons de prendre connaissance, des magistrales prises de position aussi bien de M. Dhoifir Bounou, président du parlement comorien, que de M. Idriss Mohamed responsable du Comité Maore, en passant par celle du député Mdahoma, sur le contentieux franco-comorien relatif à l’occupation illégale de l’île comorienne de Mayotte.
Bravo ! Votre travail nous donne des raisons d’espérer, en dépit du dernier lâchage des autorités comoriennes, dans un grand média africain.
Le climat de pessimisme, de démission, voire même, de compromission, affiché par les nouvelles autorités comoriennes, face à la politique française du fait accompli, du chantage et de la loi du plus fort a, à n’en pas douter, des relents de capitulation, plus près de la collaboration avec l’occupant français, que du patriotisme qu’elles prônent à satiété.
Pour nous, aucune cause, aucun marché si mirifique soit-il, ne sauraient suppléer chez n’importe quel patriote (encore plus, si il en a la charge) de n’importe quel pays, à la souveraineté, à l’unité et à l’intégrité, qui ne peuvent, du reste, être ni cessibles ni négociables.
Certes, la France a toujours vis-à-vis des Comores, un pouvoir de nuisance qui les a toujours maintenues dans un état de sous développement et de délabrement avancé. Mais de grâce, reconnaissons que la posture victimaire et misérabiliste des autorités comoriennes, induite par une politique d’assistanat et de mendicité continuelle fait tache. Une politique que ne peuvent excuser ni la crédulité, ni le laisser faire, ni la collusion avec les forces occupantes et de déstabilisation de notre pays.
Pour nous, l’instrumentalisation du séparatisme anjouanais par les autorités françaises, fait partie d’une grande machination, censée consolider leur politique d’occupation de l’île comorienne de Mayotte. Aussi le combat contre le séparatisme anjouanais, ne peut être séparé de celui mené contre le séparatisme maorais. Ceux qui nous disent d’éteindre avant tout, le feu à Anjouan, avec s’il le faut l’aide de la France, en taisant le contentieux franco-comorien sur Mayotte, ne travaillent ni pour la paix et la concorde entre les deux pays, encore moins pour les Comores, mais assurément pour la France et sa politique d’occupation. Les deux combats contre le séparatisme, loin d’être antinomiques, sont de nature complémentaires.
Ainsi, après avoir pris acte des prises de position courageuses des personnalités sus-citées, nous avons pensé qu’il leur échoit s’agissant des élus comoriens (ils en ont et le droit et surtout le devoir), après les forfaitures commises par ce nouveau gouvernement sur le contentieux franco-comorien, de convoquer à l’Assemblée de l’Union Comorienne, le ministre des Affaires étrangères, pour :
- qu’il dresse un état des lieux sur les huis-clos, qui ont tout l’air de chantages à la coopération, entre les autorités françaises et comoriennes,
- qu’il révèle aux députés les vices cachés des accords de coopération franco-comoriens, que d’aucuns appellent à juste titre, « accords de coopération franco-français », dans la mesure où, seule la France tire son épingle du jeu,
- qu’il donne son avis sur le rôle de juge et partie, joué par la partie française dans la récurrente déstabilisation des Comores, avec comme adjuvant le séparatisme anjouanais,
- qu’il s’explique sur le manque de conviction et d’allant, sur l’esprit défaitiste et le laisser aller et faire, bref ! sur la capitulation des nouvelles autorités comoriennes, s’agissant de l’occupation par la France de l’île comorienne de Mayotte,
- qu’il s’explique également, sur les différentes violations de la Constitution comorienne par le président Sambi (garant de la souveraineté, de l’unité et de l’intangibilité des frontières reconnues par les instances internationales) en acceptant d’être mis devant le fait accompli « aux jeux des îles 2007 » (Mayotte mise en compétition, en sa présence, avec les Comores), avec le risque d’être traduit en justice, pour haute trahison, il est vrai, dans un état de droit,
- qu’il lève le black out sur le calvaire vécu par les Comoriens de Mayotte originaires des trois autres îles sœurs, affublés du titre infamant « d’immigrés clandestins ». Sans oublier le millier de Comoriens morts au large de Mayotte dans l’indifférence générale, en voulant s’y rendre malgré tout, à bord de frêles embarcations, non sans faire fi du criminogène « Visa Balladur »,
- qu’il dise une fois pour toutes, quand les autorités comoriennes se décideront à se comporter, non comme des supplétifs des forces d’occupation de leur pays, mais en vrais patriotes respectueux des termes de leur Constitution et de toutes les résolutions des instances internationales,
- qu’il nous rassure enfin, en nous promettant :
de monter non « un gadget », mais une équipe de choc au sein de son service, qui regroupe des experts comoriens (ça existe), rompus à « l’affaire de Mayotte », capables de monter un dossier bien ficelé sur le sujet et de se lancer à corps perdu, dans une campagne d’informations et de lobbying...
de faire de « l’affaire de Mayotte un « Casus belli », en prenant des initiatives concrètes et constructives mais surtout, en exploitant les nombreux atouts à sa disposition (les résolutions de l’ONU, la reconnaissance par la Communauté et les instances internationales, le Comité des 7, le Comité des 20 des Nations Unies, le soutien des associations de la société civile, de certains partis politiques français etc). Etant dans la légalité internationale, les Comores se doivent dorénavant de condamner les actes caractérisés d’ingérences français notamment à Mayotte et surtout d’afficher, sans raser les murs, ni baisser la tête devant qui que se soit, l’intangibilité de leurs frontières autour des quatre îles (Mayotte, Anjouan, Mohéli et Grande Comore). En violant ces frontières et en occupant Mayotte en dépit des mises en garde de la Communauté internationale, c’est bien la France, le pays des droits de l’homme qui est dans l’illégalité.
de se battre à fer émoulu pour la levée du « Visa Balladur » criminogène et le rétablissement de la libre circulation des Comoriens d’un bout à l’autre du même pays : les Comores (Grande Comore, Mohéli, Anjouan et Mayotte)
de profiter de toutes les opportunités (tribunes, conférences, sommets, rencontres diverses) pour promouvoir notre combat pour l’unité, l’intégrité et la souveraineté de notre pays, si petit, si pauvre, si seul soit-il. C’est en affirmant notre dignité et notre détermination que nous susciterons des adhésions à notre noble cause.
dans l’immédiat, de se ressaisir et de réintroduire « la question de l’île comorienne de Mayotte » à la soixante-deuxième session de l’Assemblée Générale de l’ONU.
Ce 02 / 09 / 2007-09-02
Pour le GRITAC (Groupe de Réflexion pour l’Intégrité Territoriale de l’Archipel des Comores)
E-mail : gritac_2000@yahoo.fr
Saïd Hassane Jaffar
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