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:: Portraits ::
Noura Mohamed, Miss Comores 2007, une comorienne ambitieuse   
 (par Zouleika Abdallah et Tahamida Mze) : 26 - 08 - 2007
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(JPEG)

Noura Mohamed, jeune femme franco-comorienne de 21 ans, a remporté le titre de Miss Comores 2007 à Lyon le 8 avril 2007.

Nous sommes allés à sa rencontre pour faire sa connaissance.

Présentes toi ?
J’ai 21 ans. Je suis née et ai grandi a Bordeaux. Je suis originaire d’Anjouan Mutsamudu. Je vis actuellement à Francfort en Allemagne.

Parles nous de tes parents ?
Mes deux parents sont comoriens, anjouanais, de Mutsamudu. Ils sont gérants et propriétaires du restaurant/hôtel La Paillote à Mustamudu à Anjouan.

Ma mère (Zaina Abdou-Charif) est restauratrice. Elle a crée le premier restaurant comorien à Bordeaux en 1999 « La Vanille des Comores » (il n’existe plus maintenant). Elle a été nominée de nombreuses fois « Meilleur plat de l’année », « Meilleure cuisinière de l’année ».

Mon père (Bourhane Philippe) gère le restaurant/hôtel La Paillotte aux cotés de ma maman.

Tu es actuellement étudiante. Parles nous de ton parcours scolaire ?
J’ai fais un BAC S à Bordeaux. Ensuite, j’ai postulé dans une école de commerce, l’école de Bordeaux Ecole de Management. Je rentre en 4ème année en Septembre 2007. Je voulais avoir une formation internationale car j’aime voyager et parler de nombreuses langues. Donc j’ai choisi une école qui proposait des semestres à l’étranger et une formation solide. Les formations à visée internationale se développent de plus en plus. Pourquoi avez vous choisi la filière commerce et non scientifique vu que vous avez un Bac S ? J’ai choisi le commerce, en premier lieu car j’ai un fort naturel de business woman. Je suis très efficace pour vendre, animer. J’ai beaucoup de créativité et je souhaite créer mon entreprise de parfums/luxe/cosmétique. A la base, je voulais être créatrice de parfums (d’où le BAC S) mais en grandissant mon projet s’est transformé ; je me voyais plus en tant que manager que dans un laboratoire à créer des parfums. Les langues étrangères sont très importantes pour moi (anglais, allemand). Je me suis tournée vers le commerce international qui me permet d’avoir une formation internationale solide et qui va permettre de monter mon projet.

Avez vous postulé pour plusieurs écoles de commerce ?
J’ai postulé pour des écoles qui offraient une formation internationale, c’est à dire qui comprenait des semestres à l’étranger. J’ai été reçu dans plusieurs écoles et j’ai choisi le programme Franco-allemand que proposait l’école de Bordeaux Ecole de Management. L’école partenaire de ce programme est l’European Business School (EBS, Oestrich Winkel). Cette école a été classée la meilleure école de commerce d’Allemagne cette année (équivalent HEC en France). Ce programme consiste à effectuer deux ans en France et deux ans en Allemagne avec pour résultat deux diplômes. Il comprend une année de césure et des stages. Jen ai effectué deux en Allemagne. Cette formation est très intéressante. J’encourage les jeunes à étudier à l’étranger, c’est une grande expérience que de découvrir un nouveau pays, un autre culture. Et aujourd’hui le monde tourne autour de la mondialisation, et le fait de parler l’allemand est un atout considérable sachant que l’Allemagne est la 1ère puissance d’Europe, un des pays les plus riches du monde, une grande puissance exportatrice...

Pourquoi avoir choisi de partir en Allemagne ?
L’Allemagne est la 1ère puissance d’Europe. D’autres part, j’apprend l’allemand depuis que j’ai 13 ans en 2éme langue donc je voulais devenir trilingue (anglais allemand français) : c’est un choix stratégique.

Avez vous eu des difficultés au niveau de la langue ?
Au début, je ne maîtrisais pas parfaitement la langue. Au bout de quelques mois, je comprenais très bien et le parlait également très bien.

En ce qui concerne les cours, vous arrivez à suivre facilement ou vous avez eu besoin d’une remise à niveau ? J’avais parfaitement le niveau. Les cours étaient en allemand et en anglais. J’avais à la base une formation solide en partant de Bordeaux. Ensuite, j’ai vite appris les techniques de travail des allemands. J’ai travaillé et j’ai réussi.

Quelles sont vos appréciations de la vie en Allemagne ?
J’ai adoré l’Allemagne. Ma vie d’étudiante s’est très bien passée. Les allemands sont très rigoureux, très efficaces. En cours, les professeurs sont très impliqués et professionnels. Sinon pour ce qui est de la vie en Allemagne, bon ça ne change pas énormément de la France, à part les voitures (plus jolies), le shopping (moins cher). Ce qui était dur est d’être loin de ma famille mais je rentrais régulièrement.

Parles nous de tes activités culturelles ou extra - scolaires

  1. la danse
    j’ai fait de la danse classique à mon école primaire. J’ai pratiqué dans une association de la danse orientale, du hip hop, du break environ cinq ans comme loisir ; mais je participe à de nombreuses compétitions (Battle).
  2. le mannequinât
    Le mannequinât, c’est une passion. J’ai commencé à 12 ans par hasard, en faisant des essayages/photos pour Doc Dupont. C’est une marque de vêtement avec des boutiques, entrepôts. Ils cherchaient des personnes pour essayer les vêtements d’une nouvelle collection. Ils ont pris mes mesures et je correspondais. Ils m’ont proposé de participer à une journée d’essayage de ces nouveaux vêtements ; je devais essayer plusieurs tenues et ils prenaient des photos.
    Ensuite à 16 ans on m’a proposé de participer à des défilés, surtout en France : ex Strickly Wear, Beyoncé (boutique).
    Et à l’age de 18 ans, j’ai connu la photo. J’ai fais mon book www.noura.book.fr .
    C’est une activité qui passe après mes études. J’ai plusieurs agents et je suis inscrite dans plusieurs agences.

    -  Vos parents ont toute suite adhéré à cette activité ?
    Ma mère a parfaitement adhéré, et m’encourage, m’assiste quand elle le peut. Mon père est très content. Mes soeurs et amies me soutiennent beaucoup.

    -  T’imposes tu des limites pour ce métier de mannequinât ?
    Absolument je ne fais ni de nue, ni de lingerie

(JPEG)

Vous pouvez également visiter son blog www.noura.book.fr

 

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