Chers compatriotes,
Nous ne cesserons jamais de dénoncer les agissements des autorités anjouanaises, notre but reste d’œuvre à la conscientisation des Comoriens et de la communauté internationale. Après nos deux derniers tracts nous en publions un troisième. Voilà plus de cinq ans que le chef rebelle Mohamed Bacar défie l’Union des Comores étant donné que l’île d’Anjouan qu’il a en sa possession fait partie de cette Union. Erigeant un mur de verre afin d’empêcher l’administration de l’Union de s’opérer dans l’île, ce chef rebelle continue même à défier l’opinion internationale sur tous les angles : mascarades électorales, négociations fallacieuses dont les issues sont condamnées d’avance et licenciements abusifs des fonctionnaires même si ceux-ci relèvent de la compétence des autorités fédérales. Depuis longtemps, la population comorienne de l’île d’Anjouan a toujours crié haut et fort pour dénoncer la terreur instaurée par le pouvoir en place. Voulant réduire en silence une population dont la morale est au plus bas, ce chef rebelle envoie ses milices faire le ménage là où des personnes contestataires manifestent leur mécontentement. De la tyrannie menée contre une population soumise à toute forme de pressions, arrestations, incursions dans les villes et villages, tortures, tels sont les principaux et actuels travaux de la milice de ce rebelle. Censée protéger et défendre la population contre toute oppression, ces forces de sécurité deviennent des fauves capables de tout si leurs intérêts ou ceux de leur maître sont remis en cause. Elles se sont investies partout là où des agitations se profilent. C’est le cas actuel dans la presqu’île de Nioumakelé où les habitants vivent une période d’enfer et une souffrance inouïe du fait de ces fauves. Les nouvelles les plus alarmantes nous viennent du village d’Ongojou. Ici, comme ce fut le cas dans plusieurs localités notamment, Tsembehou en 2003, Pomoni, Hamchako, Domoni..., la dictature du chef rebelle sévit sur des populations innocentes et sans défense. En effet, depuis cinq jours ce village du Nioumakélé vit au rythme des arrestations sous des pretextes fallacieux.
L’origine semble être un fait anodin. Mohamed Bacar a prévu de se rendre dans ce village pour participer à un mariage. Il faut souligner que ce despote est friand de telles manifestations. Le problème ce que, une partie de la population refuse de revoir cet homme mettre ses pieds dans leur village. Faut- il le rappeler ? Ongojou est le village natal de Moussa Toyb, un des favoris de l’élection qui était prévue se tenir le 10 juin dernier dans l’île ?
Celle-ci ayant été reporté par les autorités de l’union, c’est par la force que ce rebelle s’est investi président de l’île à l’issue d’une mascarade électorale condamnée par toute la communauté internationale et l’opinion publique comorienne.
Dans cette région cela est vécu comme un hold up électorale qui a privé cet enfant de la région d’une victoire annoncée. Dans ces conditions faut-il s’étonner de voir une population qui se sent lésée s’insurger ?
Ce qui est étonnant c’est la réaction disproportionnée du dictateur. Une horde de milices armées jusqu’au dent a investi le village et procède à des arrestations qui visent toute personne ayant une relation avec le candidat Moussa Toyb. Nombreux sont ceux qui se sont enfuis précipitamment vers l’île voisine de Mayotte. Le candidat Moussa Toyb est aujourd’hui traqué par la milice de Bacar comme un vulgaire bandit. Une maison où il était supposé se cacher, a été saccagée par ces sans foi ni loi. S’attaquer ainsi à son concurrent politique est une honte. Mais nous savons que pour un despote le respect des droits humains reste le dernier de ses soucis. Imaginez donc, jusqu’où le rebelle Bacar peut pousser ses bêtises. Ne sommes nous pas ici face à une dictature semblable à celles de FRANCO en Espagne, du Général PINOCHET ou d’IDI AMINE DADA ? Combien il faudra encore de victimes pour qu’enfin ce régime odieux disparaisse ? L’heure du choix approche, il faut prendre enfin une décision qui préserve les intérêts de la population. Nous n’en pouvons plus des caprices de ce rebelle d’un autre âge. Comment pouvons nous être si indifférents face aux agissements humiliants de Mohamed Bacar et de sa bande ? Ne ce pas cautionner ces actes barbares ? Ainsi, nous en courages les autorités de l’Union de mettre en pratique un plan pour mettre fin au pouvoir corrompu de Bacar. Cela reste le seul moyen efficace à nos yeux de sauver ces populations du supplice physique et psychique qu’ils sont en train de vivre. Il y a un fait qui ne doit pas nous échapper. Pendant que nous perdons notre temps à négocier, Bacar et sa bande continuent à sévir contre des innocents. La barbarie humaine loin d’avoir disparue a atteint son apogée à Anjouan. Mais où est passée la communauté internationale, l’Union africaine, la Ligue des Etats Arabes, l’ONU. Où est passé cette lutte contre l’oppression toujours défendue par la République d’Afrique du Sud, après tant d’années de combat menées par le grand leader Nelson Mandela, en ce moment, ce grand Etat de l’Afrique qui a en charge le dossier comorien, semble privilégier ses propres intérêts au détriment de ceux des Comoriens. L’on vous rappelle que les Comoriens n’ont besoin que d’une chose : une intervention militaire pouvant déloger le rebelle Mohamed Bacar et désarmer ces forces armées pour les réintroduire dans notre Armée nationale de Développement (AND).
A tous nos compatriotes ne désespérons plus.
Le chant du cygne est un signe.
Ce malheureux régime disparaîtra dans peu de temps.
Vive les Comores Unies.
Contact :
COMITE DE REFLEXION DES ETUDIANTS ANJOUANAIS A MADAGASCAR. (CREAM)
creamcomores@ yahoo.fr