Moun’ ! Ma Moun’ ! Ma lune ! Ô mon Amour !
Tes yeux d’jais sont rivés sur cet autrui lointain ;
Et mon cœur s’effrite, rongé d’un mal sans fin.
Mounayya ! Moi qui croyais s’aimer pour toujours ?
Loin...loin, le temps qui passe me détruit, ma Moun’ !
Tel l’vol précoce de ces deux lunes aux limbes !
L’oasis tarit pour que s’quittent les colombes ?
Moun’ d’ébène ! Rose de Moya ! Je péris !
Comme auprès de toi je suis Dieu, loin de toi
J’suis rien. Majitsoni tsisi para hawa ;
Na m’bali nawe tsi si hari voi amane.
Moun’ wangu ! Roho yangu ! M’pevo yangu !
Mes souvenirs me font garder un espoir fou :
« Car tant qu’il pleuvra j’aurais toujours ma Moun’ ! »
Adjmaël ( Adjmoun’)
Tananarive, 2007.