La campagne qui s’en vient, pour parler comme les Québécois, devrait être une belle occasion, pour certains, de se faire un peu de blé, en ces temps de vaches maigres. Les élections, comme tout ce qui est essentiels dans nos iles de la lune, provient des subsides de la trop fameuse communauté internationale. Et peu comme la manne qui est déversée par « Maitre Paul » ? La métropole, à l’ile sœur de Maoré.
Il faut dire que cette année le budget pour les élections atteint des sommets malgré le cure d’amaigrissement qu’il vient de subir. A entendre les différents responsables en charge des structures électorales, tout va très bien même s’ils ajoutent qu’il reste quelques problèmes à résoudre. Dans le langage codé, cela veut dire, que le budget commence à irriguer les structures, dans l’attente de l’arrivée du grand fleuve.
Au comité de suivi, on trouve des dinosaures tant de l’opposition que du régime, bien contents de trouver, pour un peu de temps le couvert, au frais d’une princesse capricieuse pour ses loyaux sujets, au cœur de la vague.
A mesure que les échéances approchent, le microcosme marque une certaine nervosité dans la mesure où les calculs échafaudés ne semblent plus correspondre aux ambitions démesurées des uns et aux stratégies de bas étage des autres. Les analystes sous les cocotiers savent pertinemment que les jeux des alliances ne reflètent pas nécessairement le clivage majorité-opposition. On assiste toujours à des unions sacrées, fruits d’une combinaison d’arrières-pensées régionalistes doublée d’intérêts personnels bien compris.
Il n’y a pas si longtemps, on a vu le prince de l’opposition se joindre au colonel putschiste, au milieu du gué, alors qu’il arborait l’étendard de farouche opposant. Il n’avait même pas reconnu les résultats des élections que le colonel avait organisées. Ce même prince on l’a vu rejoindre le père de la « démocratie », alors même qu’il le considérait comme une marionnette aux mains de l’Udzima.
Tout cela, pour rappeler que dans les îles de la lune, la lutte pour le respect des principes a un long chemin à faire. En effet, le prince fut parmi ceux qui mirent en avant cette foi au respect des principes. « Hub Lwatwani mina imane ». En clair, certains se demandent pourquoi, on en arrive toujours à des résultats pareils où des hommes et de femmes de grandes convictions perdent la « foi » aux valeurs pour lesquelles ils ont combattu pendant des lustres ? C’est une question qui mérite réflexion quand nous connaissons la qualité intrinsèque de certains de nos hommes politiques.
On peut raisonnablement penser que la présente campagne offrira au microcosme, l’occasion de sortir des sentiers battus, pour éclairer l’opinion des remèdes qu’ils pensent les meilleurs pour le pays. Cependant, certains sceptiques se demandent si encore une fois, nous ne serons pas les dindons de la farce, qui va se jouer d’ici peu. Encore que, la société civile pourrait si elle s’engageait résolument dans la bataille, apporter un peu plus de clarté dans le débat.
Cependant, on pourrait se demander à l’instar de Michel Audiard : « Quand on a de graves préoccupations alimentaires, on n’a pas beaucoup d’ambition ».
L’avènement des élections a toujours constitué au pays, un moment privilégié pour les magiciens du verbe et les jongleurs des chiffres. C’est la vanille électorale, une vanille incolore et inodore. Comme l’argent, elle n’a pas d’odeur. Et pourtant ……