« Avec de l’audace, on peut tout entreprendre, on ne peut pas tout faire », Napoléon Bonaparte
Que faire ? Ceux qui ont lu Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine connaissent ce titre d’un traité politique du révolutionnaire russe et publié en février 1902. Lénine y présente des propositions concrètes sur l’organisation et la stratégie à suivre pour la révolution. C’est un développement des concepts organisationnels pour accéder au pouvoir.
Aujourd’hui, dans les iles de la lune, chacun se pose cette question ou plus prosaïquement se demande par où commencer ? En cette période du mois sacré du ramadan, le microcosme politique sous l’ambiance feutré du jeûne, se prépare pour les batailles électorales à venir. Les regards sont tournés vers deux évènements. Le premier ce sont les manœuvres du mouvement « Orange » pour essayer de contourner le « Baobab » du chef de l’Etat.
La désignation du vice-président Ikililou pour représenter le régime a du mal à passer, même si certains y vont avec résignation? En effet, la façon dont cette candidature a été annoncée, au cours d’un point de presse du porte-parole du gouvernement, a sonné aux oreilles de certains comme un oukase, pour rester dans le monde soviétique, plus qu’à une décision prise dans les règles de la démocratie. Mais connaissant les mœurs politiques de nos sociétés, on ne voit pas comment les choses pouvaient se dérouler autrement.
Il reste que dans l’île de Mohéli, le régime doit mettre ses gros sabots pour s’imposer même si l’opposition et l’exécutif insulaire ne semblent pas être sur la même longueur d’onde malgré les apparences d’unité affichée ici et là.
Concernant, l’enquête sur l’assassinat du lieutenant-colonel Combo, les choses sont loin d’être claires malgré les annonces tonitruantes du régime sur les présumés coupables. Il est un fait que l’opinion voudrait un dénouement rapide de cette enquête. Il semble qu’à vouloir trouver des coupables clé en main, on en vienne à bâcler les procédures et à ne pas être maitre des événements. Or, il se pourrait que cette affaire puisse avoir des ramifications dont nous ne mesurons pas bien la portée. Le professionnalisme dont il a été fait preuve dans la réalisation de cet acte ignoble, illustre si besoin est qu’il faut une enquête minutieuse, si possible avec une collaboration internationale spécialisée sur ce genre d’affaire.
Le pouvoir judiciaire devra, dans la mesure du possible essayer, de ne pas se laisser emporter par la vague de l’opinion et garder une certaine distance avec les passions qui ne manquent jamais dans ce genre d’affaire, qui implique beaucoup d’intérêts de part et d’autre. On peut saluer la retenue de la grande muette qui pour une fois ne se laisse pas emporter par les on-dit et autres rumeurs.
De tout cela, il convient pour nos compatriotes de raison garder, pour éviter, une fois de plus, d’être les victimes de ceux qui ont fait de la manipulation dans notre pays, leur cheval de bataille.
Que faire donc ? Il s’agit tout d’abord d’éviter de tomber dans la surenchère politico-insulaire, qui ne manquera pas de surgir dans les propos de tous ceux qui roulent pour les forces obscures qui, tapis dans l’ombre, œuvrent pour la destruction de l’Etat comorien.